‹ La fin du classicisme et le retour à l'antique, dans la seconde moitié du 18e siècle et les premières années du 19e en FranceChapitre 211 sur 248 · Journal d'un poète, p · texte numérisé non relu

Journal d'un poète, p

:;. Voir 1rs épigraphes de la Somnambule et de la Dryade. Il esl vrai que ces épigraphes son) très incorrectes.

i. « Il n'y a guère que V. Hugo avec qui je peux causer de <■<• qui m'intéresse. Avant-hier il m'a cité par cœur du Boileau cl ilu Tacite... » Correspondance de G. Flaubert, i" série, p. 208 (Lettre du 2 décembre 1874).

liai1. Plus tard, il publiera dans le Conservateur littéraire quelques-uns de ces exercices d'écolier : la traduction en vers dn Vieillard du Galèse, de l'épisode d'Achéménide, de celui de Cacus el de la description de l'antre des Cyclopes2. Sainte-Beuve se plaignit plus tard de la faiblesse des études dans les collèges de son temps3, et il déplora pour lui, comme pouf tous ceux de sa génération, les lacunes de l'éducation première. Évidemment c'était toujours le vieil humanisme avec ses amplifications de rhétorique; niais Ions en profitèrent aidant qu'ils le purent et lui spécialement. Ce fut évidemment celui de tous les romantiques qui conserva le plus profondément l'empreinte du collège. Des pièces de vers latins de lui figurèrent longtemps dans les recueils destinés aux classes4; et, dans ses poésies, on trouve encore des imitations d'Ovide, de Stace, de Bion et de Môschus8, sans parler de ses nombreuses épigraphes empruntées aux classiques latins. Musset, lui aussi, se distingue par ses succès scolaires : ayant l'ait ses études régulièrement — en bon élève — il obtint, au concours général, un second prix de dissertation latine". Et d'ailleurs son goût persistant pour Horace 7, pour les petits vers du xvine siècle, sa versification souvent voisine de la prose comme celle de Voltaire, tout cela prouve combien le fond était classique chez lui.

Mais si importante que soit cette première culture,

t. Cf. V. Huf/o raconté par un témoin de sa vie. I, p. 277,

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