Cf. Biré, op. cit
i. Cf. Corresp., I. p. 264.
LE ROMANTISME ET LA TRADITION CLASSIQUE. i!77
F.l sous la pierre insensible el glacée Dort ;i jamais le chantre des amours '.
Pins tard, il rêve d'un poème épique sur Clovis, — sujet indiqué par Marchangy dans sa Gaule poétique : « Jusqu'à trente ans, je donnerais des tragédies et, si Dieu me donnait la vie et la santé, de trente à quarante ans. j'enfanterais cinri* - ». En effet, il l'ail des plans de tragédies, une Zoraïde, unBrunehautetMérovée, un César nu la veille </<■ Pharsale 3, dont la plupart restèrent à l'état de projet. Il vient à bout d'une Médée et d'un Saùl, qui eut l'honneur d'être lu à Talma ' el dont ii donna plus lard des fragments à la suite des Harmonies. Entre temps, après avoir songé à se l'aire couronner par l'Athénée de Vaucluse 3. il avait envoyé à l'Académie des Jeux Floraux une pièce dans le plus pur goûi classique sur le Rétablissement de la Statue tir Henri IV : « Cela, dit-il, commence par une longue comparaison à la manière homérique G :
Quand la Luire d'Achille, après tant de batailles, De la ville d'Hector eut forcé les murailles, Et ravi des Troyens le saint Palladium. Le nautonier voguant sur les Huis du Bosphore
Dr- ses j eus cherchai! enc
Le palais de Priam el les tours d'Ilium 7. »
On juge d'après cela du n-ste.
1. Cette pièce n'a pas été publiée dans les œuvres de Lamartine : un la trouve dans la Correspondance, 1. p. 246.
2. lhiiL. 1. p. 301. I)<'- fragments de Clovis ont paru dans les Nouvelles Méditations el dan- les Poésies inédites.
:i. Pour Médée, H'. <'i»t<<sj>.. I. p. 297. Elle a été publiée en entier dan- les Poésies inédites. Poup Zoraïde, cf. ibid.; pour Brunehaut et Mérovée, cf. p. 224. Quant à César, ç'aurail été une tragédie a allusions politiques suivant la formule de Voltaire : cf. Corresp., I. p. 313.
i. Ct. Corresp., I. p. 344.
•".. Corresp., I. p. !■"■::.