‹ La fin du classicisme et le retour à l'antique, dans la seconde moitié du 18e siècle et les premières années du 19e en FranceChapitre 219 sur 248 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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7. Il y aurait une étude spéciale a faire sur ces débuts litté-

Hugo qui pril part au même concours et don! la pièce lui couronnée écrivait, lui aussi, dans ce style. A \ i ai dire, sa pièce ne vaut ni plus ni moins que celle de Lamartine : ce si ml les mêmes comparaisons usées, les mêmes apostrophes et les mêmes figures véhémentes qui traînaient dans l'Ode depuis Malherbe. Comme Lamartine encore, il s'essaie dans les petits genres; il compose îles Satires, le Télégraphe, VEnrôleur politique, il concourt pour les prix de l'Académie française et, dans sa pièce sur le Bonheur de l'Étude, il retrouve parfois les accents de Delille, comme d'ailleurs dans une autre, sur les Avantages de l'enseignement mutuel. Naturellement il a des tragédies en portefeuille, — Artanène, Athélie, ou les Scandinaves ». Il versifie Chateaubriand à l'exemple de Millevoye : La Canadienne suspendant au palmier le tombeau de son nouveau-né. — Et nous ne parlons pas de tout ce qu'il y avait encore de classique, pour ne pas dire de suranné, dans ses Odes, aussi bien que dans les Méditations de Lamartine. Il esl à noter que, dans ses épigraphes, c'est le goût classique qui domine : pour deux de Shakespeare, on en trouve un grand nombre d'Homère, de Stace, d'Ovide, de Juvénal, d'Horace, de Tacite, de Virgile surtout. Même, dans les Ballades, à part certaines prouesses de versification, — comme lePas d'armes du roi Jean, — on retrouve ce pseudo-moyen Age que le xvme siècle et la littérature de l'Empire avaient mis à la mode. — Que serait-ce, si des maîtres du roman-

raires do Lamartine. On y verrait par exemple ce que certaines pages des Méditations ont dû à Young. Un des échantillons 1rs plus significatifs est une Épîtr'e su?' les sépultures {Corresp., I. p. 211) lue à l'Académie «le Mâcon en 1813 et qui n'a jamais été reproduite. Amar, dans le Journal des Détails, signala cette influence anglaise quand les Méditations parurent. 1. Cf. Victor Hur/o raconté par un témoin de sa vie. Pour toutes ces œuvres de jeunesse, voir Biré. np. cit.. passim.

tisme nous passions aux amis ou aux disciples prudents? Les Sou l . les Guiraud, les Pichald continuent

à faire îles tragédies, dont les audaces romantiques ne soid guère plus hardies que celles des poètes de L'Empire. Le Léonidas de Pichald joué par Talma fut un éclatant triomphe el le propre frère du futur auteur (YlIciiKiiii — Eugène Hugo — avait ébauché le plan d'un Spartacus, « tragédie très romantique alors, dit Gaspard de Pons, qui serait trouvée trop classique aujourd'hui ' ».

Ainsi donc, si l'on excepte les convictions royalistes el religieuses el aussi certaines innovations de style encore très timides et dont nous reparlerons, les romantiques, vers cette date de 1823, se distinguent malaisément des classiques -. Les sujets moyen âge ou fantastiques qu'ils traitaient étaient exploités depuis longtemps. 11 est vrai qu'ils affichaient une prédilection de plus en plus exclusive pour ces sujets, et c'était en cela, semble l-il, que consistait tout leur romantisme. Mais en même temps ils subissaient l'influence d'André Chénier, et chose bizarre, — ce

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