‹ La fin du classicisme et le retour à l'antique, dans la seconde moitié du 18e siècle et les premières années du 19e en FranceChapitre 221 sur 248 · Cité par Demogeot, Histoire de la littérature française · texte numérisé non relu

Cité par Demogeot, Histoire de la littérature française

cl innové dans In strophe; il a été el il est harmoniste cl architecte en poésie ' ». — Dans ses Œuvres choisies de Ronsard, qui sont <lc la même époque et qui firent

snilc an volume OÙ il a \ ;i i I réuni ses articles, il rapprochai! le nom de Chénier de celui de Lamartine et <l<- V. Hugo et semblait confondre leurs procédés. Enfin, l'année suivante (1829). non seulement il imitait sa versifical ion dans les poésies de Joseph Delorme, mais dans les Pensées il donnait expressément les romantiques comme les successeurs d'André Chénier2.

Pourtanl il est à remarquer que les chefs de la nouvelle école étaient loin de partager cette admiration : Lamartine — Sainte-Beuve le reconnaît lm-niéme — n'aimait pas André Chénier 3. A propos d'une de ses pièces, qui semblerait pourtant en être imitée, la Fille du pêcheur, il a soin de nous avertir en note qu'il ne doit rien à l'auteur de V Aveugle : « On y retrouvera, dil-il, à travers les réminiscences grecques de Théocrite et d'Anacréon, quelque pressentiment d'André Chénier ». Et il affirme que la pièce a été composée en Italie, lors de son premier séjour à Ischia 4. Hugo — nous l'avons vu — jugeait assez sévèrement Chénier dans un de ses articles de début et d'ailleurs il n'admet aucune innovation prosodique avant sa liaison avec Sainte-Beuve 5 (fin de 1827). Vigny, tout en consacrant dans Stello la légende d'André, attribue à ses Poèmes antiques une date antérieure à l'édition de Latouche, — La Dryade, 1815, — Symétha, 1817, — le Bain d'une dame romaine, 1817. — Seul la Somnambule est

1. Cf. Tableau de la poésie française au XVIe siècle, p. 3S7.

2. Poésies complètes, de Sainte-Beuve; Pensées, de Joseph Delorme (passim).

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