‹ La fin du classicisme et le retour à l'antique, dans la seconde moitié du 18e siècle et les premières années du 19e en FranceChapitre 222 sur 248 · Cf. Biré, op. cit., p · texte numérisé non relu

Cf. Biré, op. cit., p

daté de 1819. 11 déclare dans sa préface de 1837 : « Ces poèmes portenl chacun leur date. Cette «laie peu! être à la lois un titre pour tous el une excuse pour plusieurs; car, dans cette route d'innovations, l'auteur se mil en marche bien jeune, mais le premier ».

Qu'y a-t-il de vrai dans tout cela? Le seul Sainte- Beuve aurait-il invenir rrtlr descendance d'André Chrnier et l'aurait-il maintenue plus tard i, afin d'être désagréable aux chefs du romantisme avec qui il s'était brouillé? Ceux-ci, par amour-propre; auraient-ils tenu à garder le silence sur les services qu'ils en avaient reçus?

Pour ce qui est de Lamartine, il est incontestable que l'influence de Chénier est très difficile à reconnaître dans ses premiers vers. D'abord, dans sa correspondance de 1819, il n'en parle pas. tout plongé qu'il est dans son Clovis et dans son Saiil, — deux poèmes aussi éloignés que possible du style et de l'inspiration antiquisante de Chénier. Et, dans le premier recueil des Méditation*, il n'y a pas une pièce qui puisse autoriser seulement à soupçonner qu'il l'ait lu. Les Nouvelles Méditations apportent, il est vrai, une élégie antique, intitulée Sapho, mais le commentaire de Lamartine la fait remonter jusqu'à 1816 2. D'autre pari, on n'y trouve aucun des procédés chers à l'auteur de l'Invention et préconisés par Sainte-Beuve; tout au plus le refrain :

Chantez, chantez un hymne, ô vierges de Lesbos... Pleurez, pleurez ma honte, ô vierges de Lesbos...

i. Encore en 1844, dans VÉpitre à M. Villemain, il rattachait à André Chénier, Lamartine, Hugo el Vigny. — Théophile Gautier, suivant la première tradition romantique, rattache, lui aussi, l'école moderne à André Chénier (cf. Rapport sur les progrès de I" poésie depuis 1830).

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