‹ La fin du classicisme et le retour à l'antique, dans la seconde moitié du 18e siècle et les premières années du 19e en FranceChapitre 32 sur 248 · Barthélémy, op. cil. (Introduction · texte numérisé non relu

Barthélémy, op. cil. (Introduction

au premier abord. En ce qui concerne l'Académie des Inscriptions, ce qui ressort de col exposé succinct de ses travaux, c'est qu'elle a eu constammenl conscience de sa mission, qui était de maintenir en face de la culture moderne triomphante l'intérêt des études philologiques et historiques appliquées à l'antiquité. Une l'ois même, elle se crut obligée de défendre son institution, et l'un de ses membres, l'abbé du Kesnel. lut une dissertation sur V Utilité des belles-lettres et sur l'inconvénient du goût exclusif qui parait s'établir en faveur des mathématiques et de la physique '. C'était l'éternelle question des anciens et des modernes, qui enveloppe une question plus haute, celle de l'existence même de a littérature et des sciences morales. Mais elle ne se borna pas à se défendre : elle prêcha d'exemple. Par l'intérêt qu'elle continuait à attacher à des éludes passées de mode, elle inquiétait les modernes dans leur victoire. Elle s'obstinait à trouver qu'un Homère ou un Pindare étaient de très dignes sujets d'application pour un honnête homme.

Certainement son influence eût été plus considérable, si. par peur du pédantisme, on s'était moins défié d'elle. Depuis Boileau et Molière — les grands coupables en cela, — depuis leurs plaisanteries sur les Saumaise, les Chapelain et les Ménage, on tient absolument à se distinguer îles gens d'école et d'érudition. D'ailleurs, avec la victoire, l'audace et la fatuité sont venues aux moderne*, littérateurs ou gens du monde. Les Voltaire, les Marmontel, les Diderot sont convaincus qu'ils savent beaucoup mieux le latin que les grimauds de l'Université : Grimm écrit couramment qu'on ne le sait même plus à l'Académie des Inscriptions et qu'un simple abbé de cour comme l'alibi'1 < ialiani

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