‹ La fin du classicisme et le retour à l'antique, dans la seconde moitié du 18e siècle et les premières années du 19e en FranceChapitre 42 sur 248 · Dissertation..., IV · texte numérisé non relu

Dissertation..., IV

(•(«lui de la conversation, c'esl « dégrader la tragédie » '.

Avec leur pompe théâtrale, Voltaire — lout comme Racine — ■ demande aux Grecs le secrel de leur grande simplicité. Commenl concilier ces deux choses, en apparence contradictoires? Voltaire s'en explique à Tnidc d'une comparaison : il cite le passage d'Hamlel : « Je n'ai pas entendu une souris trotter » (C'est un soldai (|iii parle). Voltaire blâme ce style : « C'est ainsi qu'un soldat doit répondre? oui, dans un corps de garde, mais non pas dans une tragédie; 'sachez que les Français admetteut le simple et non le bas et le grossier8 ». — Il veut la même simplicité dans l'action que dans le style. Dans le discours prononcé avant la première représentation d'Oreste, il disait : « Vous savez que la Grèce dans tous ses monuments, dans tous les génies de poésie et d'éloquence, voulait que les beautés lussent simples : vous trouverez ici cri le simplicité3 ». Ce qu'il entend par là, c'est l'élimination des épisodes de pure galanterie et de l'amour romanesque. Car autrement ses tragédies sont beaucoup plus compliquées, plus chargées d'incidents que celles de Racine. C'est une des idées qui lui tiennent le plus au cœur, et c'est en quelque sorte pour l'illustrer qu'il a écrit sa Alérope. Parlant de la chute de VÉlectre de Longepierre, il ajoute, faisant allusion à Sophocle : « On se prévalut mal à propos des défauts de la copie contre le mérite de l'original ; et pour achever de corrompre le goût de la nation, on se persuada qu'il était impossible de soutenir, sans une intrigue amoureuse et sans aventures romanesques, des sujets que

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