Nicéphore : L'action n'était-elle pas achevée aux deux
Rappelons encore ce qifil a <lil d'Aristophane, un des plus grecs parmi les poètes grecs, un des plus difficiles à comprendre pour I»- petil goûl du xvme siècle, celui en qui Voltaire ne voyail qu'un plal bouffon : « Quelle élégance, quelle pureté dans la diction, quelle finesse dans les plaisanteries, quelle vérité dans le dialogue, quelle poésie dans les chœurs! ' o Pour comprendre la pureté de style el surtout l'élégance d'Aristophane — qui n'esl pas du tout l'élégance française, — il fallait non seuleménl savoir le grec comme il le savait, mais avoir de l'art et du génie athéniens une idée autremenl précise que les littérateurs ou les savauls d'alors. Mais cela surtout qui était original c'était de sentir tout ce qu'il y a de lyrique dans la comédie d'Aristophane. Je ne vois guère qu'André Chénier et lui qui en aient été aussi vivement frappés. El enfin celle comparaison, qui va loin, qui rappelle le mot de Diderot sur Shakespeare (toujours à propos d'Aristophane) : « Ces auteurs dont vous calculez les forces avant que d'avoir mesuré les vôtres, fourmillent de défauts et de beautés. Ce sont les irrégularités de la nature, laquelle, malgré les imperfections que notre ignorance y découvre, ne parait pas moins grande aux yeux attentifs 2. »
Mais en somme ce ne sont là que des aperçus, — qui même venaient un peu tard, puisque nous sommes à la veille de la Révolution avec le Jeune Anachar sis. Ce qu'il aurait failli, c'est une théorie complète et surtout des
Liers de la pièce"? Cependanl Sophocle a cru devoir l'étendre par une froide contestation entre Ménélas et Teucer, donl l'un veut que l'on refuse, l'autre que l'on accorde les honneurs de la sépulture au malheureux Ajax. — Théodecte : La privation de ces honneurs ajoute parmi nous un nouveau degré aux horreurs du trépas; elle peut donc ajouter une nouvelle terreur à la catastrophe de la pièce. » IV, p. 3 î 9 .