‹ La fin du classicisme et le retour à l'antique, dans la seconde moitié du 18e siècle et les premières années du 19e en FranceChapitre 55 sur 248 · Pensées diverses, i. VII, p · texte numérisé non relu

Pensées diverses, i. VII, p

2. 11 est infiniment probable que c'est Rollin que vise Voltaire dans le Mondain.

3. Traité des Eludes. III. |" partie, Du goût de la solide gloire, p. 123.

i. Considérations, chap. iv.

loi FIN 01 CLASSICISME ET RETOUB A L'ANTIQUE.

à Athènes que vous allez, respectez les dieux1 ». Il se distingue surtoul en cela de ses contemporains*, qui justemenl avaienl perdu le respecl H la foi <lo L'antiquité. Ses dieux, c'esl Polybe, Salluste, Plutarque, Tacite, ou même ceux qui, comme Plorus, ont eu, à défaut d'un talenl plus haut, le sentiment de la grandeur romaine. Il les pratique assidûment, il lil leurs textes, comme alors on savait 1rs lire. Un commerce comme celui-là devait l'incliner insensiblement à comprendre et à admettre l'âme antique tout entière. Il ne savait pas le grec3, — du moins on peut le croire: mais ce qu'il a dit d'Homère prouve qu'il en avait une bien autre idée que Voltaire J. Il n'est pas jusqu'à la mythologie galante de son temps qui ne l'ail amusé, comme en témoignent son Temple de Gnide et son Voyage à Paphos; et je ne sais pas pourquoi l'on s'en étonne ot l'on s'en fâche. Celle mythologie « frisée et poudrée5 ». comme toutes les vieilles élégances de l'ancien régime, a un charme à elle qu'il n'est pas bien difficile de retrouver: et cette antiquité de boudoir et d'opéra devait encore plaire à Montesquieu, ne fût-ce que pour le reposer de l'autre.

Il écrivait dans la préface de l'Esprit des Loin : « Quand j'ai été appelé à l'antiquité, j'ai cherché à en prendre

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