‹ La fin du classicisme et le retour à l'antique, dans la seconde moitié du 18e siècle et les premières années du 19e en FranceChapitre 66 sur 248 · H'id., III, p · texte numérisé non relu

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i. Ibid., III. ]». 393,

LE THÉÂTRE ET LIMITATION DE l'a.NTIQLË. Iâ8

(huit l'été de 1757, la pièce fut reprise el non humus applaudie pendanl l'hiver. Qu'y trouvait-on d'antique et par conséquenl de vraiment neuf, c'est ce qu'il esl difficile de dire. 11 est probable que ce furent surtout certaines scènes pathétiques qui en firent la fortune. On ne se mollirait pas d'ailleurs très difficile en pareille matière au xviii* siècle : quand il n'y avail pas d'amour dans une tragédie, on criait tout de suite à la tragédie grecque. Encore faut-il ajouter que Guimond de la Touche avail cru devoir, à l'imitation de Racine, introduire dans l'action un épisode amoureux. Ce seraient les conseils de Collé ' — chose inattendue — qui l'auraient décidé à le supprimer. 11 est certain pourtant que la simplicité relative de l'intrigue 2 pouvait prêter à l'illusion. Très manifestement encore l'auteur avail visé au grand style : les dialogues coupés en hémistiches qui se répondent, les sentences morales prodiguées, tout cela sans doute prétendait donner l'impression de la l'orme sévère et concise des anciens '. Toujours est-il que le travail de l'expression avait quelque chose de pénible et même de dur. Voltaire, un peu jaloux du succès de son jeune confrère, raillait celte dureté el déclarait que ce n'était pas Iphigénie en Tauride, mais Iphigdnie en Crimée.

Il en va tout autrement de Ducis. dont VQEdipe chez Admète est assurément un des échantillons des plus réussis du style Louis XVI en littérature. La pièce bénéficia sans doute de l'agitation nouvelle en faveur

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