Op. cit., II, p
i 7 S FIN UV CLASSICISME ET RETOUli A L ANTIQUE.
leurs de belle latinité » les Hirundines polonicae du I'. Moreau de l'Oratoire ' : il loue 17ns du P. N'oceti, jésuite, « ouvrage où l'imagination ;i revêtu de toutes
1rs couleurs de l;i poésie le système de Xewlou surles couleurs - ».
On s'éprend des Idylles de Gessner bien plus que de Théocrite, cependant traduit à la même époque 3 ; on eu admire les illustrations composées par l'auteur luimême, peut-être à cause de leur extrême fadeur et de loul ce qu'elles avaienl de faussement antique '. Mais surtout ou traduit ; et c'était le terme auquel ou devail aboutir logiquement, en revenant au principe de l'imitation de l'antique, saus renouveler sa conception de l'art et de la vie. Le classicisme finissant se noie dans la traduction et la paraphrase. Le grand talent de Delille, et même son seul talent, c'est la traduction en vers. Tout lui est bon à traduire. — anciens et modernes. — vers et prose : « La prose surtout, la prose était pour lui de bonne prise... Il venait de réciter à Pareeval-Graïur Maison un morceau dont l'idée avait étéempruntée à Bernardin de Saint-Pierre, ce que Parceval remarqua : « N'importe, s'éeria Delille. ce qui a été dit en prose n'a pas été dit :i. » Il ne faudrait pas croire que ce ne fût là qu'un accident : Le Temple de linide de Montesquieu et la Nouvelle Hêloïse de Rousseau devinrent de véritables « matières » pour les versificateurs. André Cbénier lui-même se fait gloire