‹ La fin du classicisme et le retour à l'antique dans la seconde moitié duChapitre 106 sur 281 · Adolphe Jullien, op. cit., p · texte numérisé non relu

Adolphe Jullien, op. cit., p

loS FIN DU CLASSrciSIIE ET RETOUR A L'ANTIQUE.

manteau de laine, avec des sandales et le casque romain *. Sophie Arnould parut dans VIphigénie de Gluck en robe blanche et voile blanc, sans autre parure qu'une rose dans les cheveux*. M"»« Saint- Huberty dans Didon, où elle fut si applaudie, portait une robe blanche à broderies d'or, avec une lar^ ceinture, sur une robe jaune plus longue, un manteau royal attaché aux épaules, de simples sandales, .le voile et la couronne •'. Le costume de Tancien répertoire fut aussi rajeuni : on vit des Hippolyte et des Horace qui rappelaient tel marbre grec ou telle figure de la colonne Trajane *. Évidemment il y aurait eu encore bien à dire pour l'exactitude absolue. Par exemple, les actrices conservaient souvent sous leur voile la haute coiffure Louis XVI, ce qui leur donnait un faux air de pleureuses xvi® siècle sous leurs capuchons.

Les guides eux-mêmes n'étaient pas toujours très sûrs et il se mêlait beaucoup d'à peu près à d'authentiques restitutions. Levacher de Chamois donne quelque part le « costume d'un Scythe de delà le mont Immaûs ^ », — dont les prétentions à la couleur locale font sourire: et je ne parle pas de ses Hébreux, de ses Persans et de ses Égyptiens. Enfin ces costumes historiques se rencontraient sur la scène avec des costumes de fantaisie selon la tradition du théâtre, ce qui devait produire un amusant contraste ® : il n'y eut guère que la Virginie de La Harpe et les Gracques de

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