Op. cit.j II, p
178 FIN DU CLASSICISME ET RETOUR A L'aNTIQUE.
leurs de belle latinité » les Hirundines polonicae du P. Moreau de l'Oratoire * ; il loue Vlris du P. Noceti, jésuite, « ouvrage où Timagination a revêtu de toutes les couleurs de la poésie le système de Newton sur les couleurs * ».
On s'éprend des Idylles de Gessner bien plus que de Théocrite, cependant traduit à la même époque ^ ; on en admire les illustrations composées par l'auteur luimême, peut-être k cause de leur extrême fadeur et de tout ce qu'elles avaient de faussement antique ♦. Mais surtout on traduit; et c'était le terme auquel on devait aboutir logiquement, en revenant au principe de l'imitation de l'antique, sans renouveler sa conception de l'art et de la vie. Le classicisme finissant se noie dans la traduction et la paraphrase. Le grand talent de Delille, et même son seul talent, c'est la traduction en vers. Tout lui est bon à traduire, — anciens et modernes, — vers et prose : « La prose surtout, la prose était pour lui de bonne prise... 11 venait de réciter à Parcoval-Grand'Maison un morceau dont ridée avait été empruntée à Bernardin de Saint-Pierre, f ce que Parceval remarqua : « N'importe, s'écria Delille, ce qui a été dit en prose n'a pas été dit*. > Il ne faudrait pas <îroire que ce ne fût là qu'un accident : Le Temple de Guide de Montesquieu et la Nouvelle Héloïsc de Housseau devinrent de véritables « matières » pour les versificateurs. André Chénier lui-même se fait gloire