Becq de Fouquières, op. cit., p
du second pour les comparaisons et les petites scènes descriptives — c'est probablement ce qu'il appelait un quadro : il insère, il greffe, comme il le dit lui-même, sur un tronc nouveau le rameau détaché de l'antique '. Voici un vers de Bion qu'il note et se promet d'enchâsser un jour quelque part :
Et les baisers secrets et les lits clandestins 2.
Ailleurs c'est un vers de Tibulle qu'il fait entrer dans une pièce au Chevalier de Pange :
L'Amour aime les champs et les champs l'ont vu naître ^.
Ou bien c'est un fragment entier, comme cette épigramme de Julianus qu'il a fait entrer dans la même pièce. Il s'agit encore de l'Amour :
La tille d'un pasteur, une vierge champêtre,
Dans le fond d'une rose, un matin de printemps.
Le trouva nouveau-né...
Le sommeil entr'ouvrait ses lèvres colorées.
Elle saisit le bout de ses ailes dorées.
L'ôta de son berceau, d'une timide main,
Tout trempé de rosée et le mit dans son sein *.
\ . Au tronc de mon verger ma main avec adresse Les attache, et bientôt même écorce les presse.
[Épitre à Lebnm, p. 327, y. 117.)