Ipse inter grèges interque armcnta Cupide
Natus...
(Tibulle, II, 1, V. 67. -^ Elégies, p. lô-i, v. 'il.)
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xal vOv &<7a> pisXcov pio'j UTepoîfft Yapï*^'^£i (Anthol. pal., 388. — Élégies, v. 28 et suiv.)
Un fragment dont la destination est inconnue offre un exemple frappant du troisième procédé :
Hommes saints, hommes dieux, exemples des Romains, Divin Galon, Brutus, le plus grand des humains i.
Tout ce passage n'est que la traduction du fameux morceau de la Nouvelle Hèloîse : c Brutus... Cassius et toi qui partageas avec les dieux les regrets de la terre étonnée, grand et divin Caton ».
Ailleurs c'est un mot de Montaigne dont il tire deux vers : t Je veulx qu'ils donnent une nazarde à Plutarque sur mon nez * », ce qui devient chez lui :
Le critique imprudent qui se croit bien habile Donnera sur ma joue un soufflet à Virgile 3.
Mais le poète, selon Ghénier, ne se bornera pas à emprunter des images, des idées ou des tours aux anciens : il conservera les genres établis par eux :
La nature dicta vingt genres opposés D'un fil léger entre eux chez les Grecs divisés. Nul genre s'échappant de ses bornes prescrites N'aurait osé d'un autre envahir les limites *.
Bien plus, il conservera les formes de chaque genre : l'élégie sera l'élégie alexandrine. telle que nous la retrouvons dans Catulle, dans Tibulle et dans Properce. La satire ne sera pas la satire littéraire de Boileau ou d'Horace, mais l'invective de Juvénal, l'iambe d'Archi* loque. L'ode sera pindarique ou horatienne, comme le Serment du jeu de Paume ou l'Ode à Byzance. Ghénier reproduit même quelque part ^ la structure de Tode
i. Poèmes, p. 42 i.