Delécluze, op. cit,, p
324 nN DU CLASSICISME ET RETOUR A l'aNTIQUE.
perfection de la statuaire chez les anciens, et c'est Emeric David qui remporte le prix (1801). Seroux d'Agincourt donne une Histoire de l'art par les monutnents (1810-1823); Visconti, appelé en France après la translation à Paris des principales richesses du Musée du Vatican, publie une Notice des antiques du musée Napoléon; puis son Iconographie grecque (1811), complétée par une Iconographie romaine^ en collaboration avec Mongez (1817-1826).
Evidemment la philologie proprement dite est toujours en décadence, et les survivants de l'ancienne Académie des Inscriptions s'en plaignent avec amertume *. Il y avait eu une brusque interruption de la culture pendant la période révolutionnaire, qu'il était difficile de réparer. Mais à défaut d'érudition, on fait de la pédagogie. On se met bravement à rapprendre le grec et le latin. Les rudiments et les traductions se multiplient comme à la fin du xviii* siècle : une traduction est un événement littéraire*; et nous ne parlons pas ici des innombrables traductions en vers. Le plus clair résultat de ces modestes travaux fut le relèvement des études dans l'Université impériale. On revient à RoUin en esprit de réaction contre les méthodes des idéologues. Le discours latin reprend sa première place dans les palmarès comme dans les classes et la rhétorique redevient le couronnement des études classiques. On veut faire renaître les lettres latines. Burnouf prenait pour texte de son discours à la distribution des prix du concours général de 1812 : € Ergo renascitur lingua romanorum^, » En 1810, t pour
1. Cf. Dacier, Rapports sur les progrès de l* histoire et de la littérature ancienne depuis Ï789, p. 25.
2. Voir Merlet, Tableau de la littérature française sous VEmpire, m, p. 34 et suiv.