Voir son Epitre à Dante en tête de la Panhypocrisiade
l(»s ineVon naissent * ». En conséquence Lemercier, s'appuyant sur la littérature des Grecs, va formuler « les trois (jualités nécessaires à Técrivain », puis les l<»is (le chaque genre, et il prouvera que les maîtres eu\-inénics n'ont failli que pour y avoir manqué. Le Ijenre tragic|ue ne comporte pas moins de vingt-six « règles ou conditions », parmi lesquelles la règle des trois unités. Celle-ci est affirmée avec autant de rigueur que chez La Harpe : t Rien ne démontre mieux, dit Lemercier, à quelle perfection supérieure les trois unités conduisent, que Texamen de VOEdipe grec et d'Athalie, modèles aussi purs dans le genre tragique que le sont le Laocoon et TApollon du Vatican dans la sculpture, et conséquemment les types véritables du beau idéal en i)oésie dramatique '^ ». Rien n'est pénible et faux comme cette scolastique idéologique, et c'est d'autant plus regrettable que Lemercier a parfois ce qui manque à ses émules dans la critique, — rintelligence poétique des œuvres, et aussi l'instinct de ce que deviendra plus tard la «léthode historique appliquée aux littératures. Mais par malheur son point de vue est tout dogmatique, plus dogmatique même que le classicisme ne l'avait jamais été.
Ainsi donc dans la littérature comme dans les mœurs et partout, c'est le même besoin de revenir aux anciens comme i\ la règle suprême. Les circonstances politiques y poussent. Pour les imaginations, le rêve de Napoléon est une réalité : l'empire romain va se reconstituer au profit des Gaulois. Tous les vœux appellent des Virgile pour célébrer le nouveau César ^.
i. Cours analytique de littérature générale. Paris, Nepveu, 1817, p. 18.