‹ La fin du classicisme et le retour à l'antique dans la seconde moitié duChapitre 22 sur 281 · Cf. Lange, op. cit,, 1, p · texte numérisé non relu

Cf. Lange, op. cit,, 1, p

3. Il faut noter aussi Tadmiration pour Tacite, qui deviendra une sorte de religion encyclopédique et idéologique et qui excitera les colères de Napoléon ; au xvni* siècle, on en compte un assez grand nombre de traductions : celles de l'abbé de la Bletterie, celles de Brottier, celle du P. Dotteville, jésuite, de Dureau de la Malle, etc.

30 FIN DU CLASSiaSME ET RETOUR A L'ANTIQUE.

Sénèque — disait Diderot, — c'est toi dont le souffle dissipe les fantômes de la vie; c'est toi qui sais inspirer à l'homme de la dignité, de la fermeté, de l'indulgence pour son ami, pour son ennemi, le mépris de la fortune, de la médisance, de la calomnie, de» dignités, de la gloire, de la vie, de la mort; c'est toi qui sais parler de la vertu et en allumer l'enthousiasme *. »

Des livres ou des conversations, ces tendances passent dans les mœurs : le civisme renaît sous sa forme antique et, comme le mot de vertu, le mot de pairie prend une signification nouvelle. Jusque-là le patriotisme avait été ce qu'il pouvait et devait être dans un pays monarchique où le préjugé national contre l'étranger était extrêmement fort — la conscience de l'âme française avec son génie propre et l'admiration exclusive de son œuvre civilisatrice. Ce pâtriotisme-là n'a jamais été plus vif que sous l'ancien régime et Voltaire peut en être considéré comme le plus jaloux représentant. — Mais au lendemain du traité de Paris, le patriotisme sous sa forme la plus ordinaire — la haine de l'étranger — se réveille avec une intensité singulière : le modèle que l'on se propose, c'est le patriotisme britannique avec tout ce qu'il a de brutal et d'odieusement égoïste. Le Siège de Calais de de Belloy (1765) excite une véritable folie de chauvinisme *; et les poèmes ou les écrits patriotiques se multiplient ^,

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