Cf. op, cit., p
leur écot, — les Baour Lormian, les Parseval-Grand' Maison, les Luce de Lancival. Michaud composa un A7/fc chant de VÈnéide, ou le mariage d'Énée et Lavinie, po^me allégorique à l'occasion du mariage de l'Empereur. Lemercier lui-même, qui boudait depuis longtemps, se résigna à composer un épithalame où il célébrait allégoriquement l'union d'Hercule et d'Hébé*. Si nous nous arrêtons ainsi à des œuvres entièrement dépourvues de valeur, c'est qu'elles sont au moins de sûrs indices de la mode littéraire du temps. Cette vieille mythologie qui s'efforçait de renaître s*alliait merveilleusement aux prétentions du maître : elle faisait cortège au nouveau César et en même temps elle n'était point dépaysée au milieu de ces réminiscences antiques que la fantaisie de David imposait à l'art comme à Fameublement et au costume : le lit nuptial de Marie-Louise ou le berceau du Roi de Rome ne pouvaient être chantés qu'en style de Stace ou de Claudien.
Avant de quitter le genre dramatique, il faut au moins mentionner une curieuse comédie de Lemercier : Plante ou la Comédie latine ^, — et cela pour la môme raison : la pièce ne trouva pas d'imitateurs, mais elle attesta, comme tant d'autres œuvres du même temps, l'idée bien arrêtée chez les plus distingués d'entre les littérateurs d'alors, de renouveler les genres par une imitation plus savante de l'antique.
Si nous descendons aux petits genres, à ce qu'on appelait alors la c poésie fugitive •, — nous tombons dans une rimaillerie mythologique d'une fécondité effrayante. Le Directoire rejoint la Régence pour le