‹ La fin du classicisme et le retour à l'antique dans la seconde moitié duChapitre 230 sur 281 · Cf. Vauthier, op. cit., p · texte numérisé non relu

Cf. Vauthier, op. cit., p

2. Voir, pour Tanalyse de la pièce, Vauthier, op. cit., p. 113.

346 FIN DU CLASSICISME ET RETOUR A L'aNTIQUE.

goût des petits vers, et la mythologie a eu ses muscadins. C'est, par exemple, Dorat-Cubières qui versifie le calendrier républicain :

Germinal me verra caresser ma Lisette, Floréal, de bouquets orner sa collerette, Prairial, la mener sur de riants gazons, Messidor, avec elle achever mes moissons, Thermidor, près des oaux détacher sa ceinture, Fructidor, lui servir la pèche la plus mure, VIN l)K MIAIUK *, enivrer ses esprits amoureux. Brumaire, sous un voile abriter ses cheveux, Frimaire, au coin du feu la proclamer Vestale, Nivrtse, à sa blancheur offrir une rivale.

Pluviôse, pour elle affronter les torrents, Et Ventôse, braver les sombres ouragans.

Lemercier, avec ses Quatre Métamorphoses (1799), paie son tribut à la mode et dans un sujet extrêmement lirenei(»ux, il rencontre peut-être les plus beaux vers qu'il ait écrits*. Le t citoyen Gail • traduit Anacréon, Tissot retraduit les Baisers de Jean Second, déjà traduits par Dorât. Mais le plus célèbre et le plus lu de tous est Evariste Parny, Tauteur de la Guerre des Dieux. Il avait débuté sous l'ancien régime par des Chansons madécusses, traduites en français (toujours la traduction!), et des PoiKsles erotiques (1778). Il continue par ses Di^ijuiscments de Vénus, « tableaux imités des Grecs » (1805), et par le Voyage de Céline (1808). Sous l'empire, il entre décidément dans la gloire. Il passe pour le premier de nos élégiaques et il est entendu qu'il est c le Tibulle français ». A sa mort, Lamartine le pleure dans une élégie lue à l'Académie de Mâcon ^, après l'avoir copieusement imité dans de nombreuses pièces de jeunesse.

Une telle réputation est une énigme pour nous. Ces

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