‹ La fin du classicisme et le retour à l'antique dans la seconde moitié duChapitre 233 sur 281 · Voir VExamen des Martyrs · texte numérisé non relu

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4. Il traite le poème de Dante de « production bizarre ■ {Génie du christianisme) et, détail signiflcatif, dans sa descrip*

LA LITTÉRATURE DU DIRECTOIRE ET DE l'eMPIRE. 3B1

y a en littérature des principes immuables et d'autres qui n ont pas la même certitude : la règle des trois unités, par exemple, est de tous les temps et de tous les pays, parce qu'elle est fondée sur la nature et qu'elle produit la plus grande perfection possible * •. — C'est le credo littéraire de La Harpe et de Geoffroy, ni plus ni moins.

11 faut d'ailleurs ajouter que Chateaubriand, soit parti pris, soit préjugé de caste, est un conservateur en littérature comme en politique : il y va de l'honneur de la monarchie de ne pas toucher à l'héritage intellectuel du siècle de Louis XIV; mais surtout, et c'est ce qui explique peut-être qu'il ait subi si facilement la discipline classique, — il n'est pas un artiste de race, c'est un grand seigneur égaré dans la littérature. De même que Lamartine toujours, il aimera à se représenter comme un simple amateur qui a daigné écrire quelques belles phrases par plaisir. Dans ces conditions, il ne s'embarrasse pas des querelles d'école, il accepte les formes reçues : que lui importe? Cela a-t-il un intérêt, sinon pour les pédants? Le goût est classique sous l'Empire, soyons donc classique pour la forme, quitte à nous moquer des règles. Il ne faut pas creuser bien profondément Chateaubriand pour s'apercevoir qu'il n'a jamais pris au sérieux son métier d'écrivain. Avec cela une pointe de charlatanisme et de rhétorique un peu vaine. Il a toujours l'air de vous dire, comme Fénelon, même lorsqu'il paraît vouloir convaincre sur des sujets essentiels : < Croyez-moi si vous voulez, mais avouez que cela est bien joliment dit ».

Au fond, Chateaubriand, quand il est lui-même,

tion de TEnfer, il n'a trouvé que peu de chose à lui emprunter (cf. Martyrs, liv. IIl).

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