‹ La fin du classicisme et le retour à l'antique dans la seconde moitié duChapitre 273 sur 281 · Voir les Misérables, 4* partie, liv. VIL · texte numérisé non relu

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3. Le rythme de la Chasse du Burgrave a été employé par J. Du Bellay, cf. Biré, op, cit., p. 461.

désuétude. D'après Ronsard et ses amis, Hugo et les romantiques ont été de véritables t architectes > en poésie. Par exemple, la grande strophe de douze vers a été très probablement inspirée par la strophe des odes pindariques de Ronsard. Seulement Hugo Fa rendue plus solide et incomparablement plus sonore en triplant les rimes *. Mais le plus grand progrès, c'a été le développement de Vharmonie du vers et le renforcement du rythme. Pour cela encore, les Œuvres choisies de Ronsard offraient d'abondants modèles :

Donne que de son sang il enyvre la terre

Et que ses compagnons, au milieu de la guerre,

Renversez à ses pieds haletants et ardents^

Mordent dessus le champ la poudre entre leurs dents s.

Voilà de ces vers fortement musclés comme on les aimait dans l'entourage de V. Hugo : c'était le vers de l'avenir ébauché, avec ses effets harmoniques de plus en plus complexes et la variété de ses coupes déterminées uniquement par le rythme et non plus, comme chez André Chénier, par les besoins logiques de la phrase ou la fantaisie du poète.

Ainsi donc le romantisme a été tout d'abord une rénovation de la langue et de la prosodie accomplie sous l'influence du classicisme archaïque du xvi^ siècle. On ne s'en étonnera que si l'on méconnaît l'importance des questions de forme en art. De nos jours encore, ne voyons-nous pas les symbolistes repasser par les mêmes chemins que les romantiques et, au milieu des mêmes dénigrements et de la même malveillance inintelligente, essayer d'un instrument nouveau,

1. Voir en particulier VOde à Monsieur David, statuaire, dans les Feuillles d'Automne, VIII, et comparer, dans les Œuvres choisies de Ronsard, avec VOde à Michel de VR&pitaL

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