‹ La fin du classicisme et le retour à l'antique dans la seconde moitié duChapitre 278 sur 281 · Cf. Biré, op, cit., p · texte numérisé non relu

Cf. Biré, op, cit., p

4. Cf. Morel-Fatio, Études sur VEspagne, ï, p. 78. — 11 convient cependant de rappeler que G. de Schlegel, dans son Cours de littérature dramatique, avait un des premiers appelé Fattention sur le théâtre espagnol. Rien n'empêche d'ailleurs de supposer que Hugo, qui savait assez bien la langue, avait lu

mais pour qui les romantiques eurent toujours un culte : c'est là certainement ce qu'il y eut de plus solide dans leurs admirations, en tout cas de plus caractfVistique. Ils purent en avoir d'autres, mais qui ne furent que des fantaisies ou qui ne répondaient qu'ù des besoins factiites ou éphémères. On peut dire qu'en général T influence de l'esprit germanique a été très faible sur le romantisme. De Byron lui-même, ce qu'on admira le plus, ce fut l'instinct de révolte et d'indépendance, les allures cavalières, l'exotisme et la rouleur locale, — tout ce qu'on cherchait chez les maîtres du xvi« siècle. N'est-il pas digne de remarque aussi que, sur dix drames que Hugo nous a laissés, six empruntent leur sujet à l'époque de la Renaissance?

C'est qu'au fond On se sentait de même famille, qu'on avait le môme but et le même désir : t Les générations actuelles, disait plus tard un survivant de ces temps héroïques, doivent se figurer difficilement l'effervescence des esprits à cette époque; il s'opérait un mouvement pareil à celui de la Renaissance. Une sève de vie nouvelle circulait impétueusement. Tout germait, tout bourgeonnait, tout éclatait à la fois. Des parfums vertigineux se dégageaient des fleurs ; l'air grisait, on était fou de lyrisme et d'art. Il semblait qu'on vînt de retrouver le grand secret perdu, et cela était vrai, on avait retrouvé la poésie *. >

S'il en est ainsi, on voit de quelle importance fut pour le romantisme le Tableau de la poésie française au XVI^ siècle de Sainte-Beuve. Évidemment il ne créa pas

dans le texte Calderon et Lope de Vega. — Son frère Abel publia en 1822 des Romances historiques, traduction du Romancero, dont 11 se servit pour les Orientales, En 1825, paraissait le Théâtre de Clara Gazul, la fameuse mystification de Mérimée.

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