Voir par exemple le Discours de Boindin sur la forme
sur des points très déterminés : Mémoire sur la peinture à r encaustique y Sur un moyen d'incorporer li couleur dans le marbre et de fixer le trait, Dissei'tation sur le papyrus, sur la porcelaine de l'ancienne Egypte, etc. Ce sont de véritables leçons de choses qu'il donne à ses confrères. Ses investigations se portent sur tous les points; toutes les époques de Tart l'intéressent. Il songeait peut-être à un grand ouvrage d'ensemble embrassant toutes les manifestations de l'art dans l'antiquité. Malheureusement ce projet est resté à l'état fragmentaire et ce n'est que les matériaux de l'œuvre que nous trouvons accumulés dans son Recueil d'antiquités égyptiennes, étrusques, grecques, romaines et gauloises.
Pour ne pas sortir de l'Académie des Inscriptions — car ils sont légion ceux qui se sont passionnés alors pour les fouilles d'Herculanum et de Pompéi, — mentionnons, à côté de Caylus, l'ex-jésuite Leroy, qui, en 1754, fît un voyage à Athènes en compagnie de deux Anglais, J. Stuart et l'architecte Revett. Il donna en 1758 une première édition de son livre sur les Ruines des plus beaux monuments de la Grèce *, qui fut édité très luxueusement à la façon des publications de la Société des dilettantes anglais et dont le succès fut considérable '. Nous verrons plus tard quelle influence il eut sur les transformations ultérieures de l'architecture française. D'autre part, Ghoiseul-Gouffîer communiquait à l'Académie un mémoire sur ï Hippodrome d'Olympie, qui permet d'apprécier tout le chemin parcouru par l'archéologie depuis le commencement du siècle, en montrant tout ce que l'étude immédiate des
et la construction des théâtres des anciens, Mém. de VAcad. des Inscr., I, p. 136.
1. La 2* édition est de 1770. Stuart et Revett firent paraître leur ouvrage sur les antiquités d'Athènes en 1762.