‹ La fin du classicisme et le retour a l'antiqueChapitre 100 sur 250 · LES (( POET.E MI.NOUES · texte numérisé non relu

LES (( POET.E MI.NOUES

mit' <()ii(C[)ti»iii loulc iKMivc (io I;i vio, eux. les décadents, ils reprenaient nne forme nsée et ils n'avaient rien de nouveau à dire : ils pouvaient bien s'y tromper à cause de l'abondance extrême de matières que la science et la plulosophie avaient mises en circulation: mais au fond leur pensée, comme leur art, restait gouvernée par la raison classique. De là. la stérilité de la poésie du xviii'" siècle et en même temps son intarissable bavardage. De là aussi, le tour particulier que prend l'imitation de l'antique. On parle bien alors de "Virgile «•t d'ibinièiiv (le Lucrèce et de Pindare; mais en sonnneon esl gêné avec eux, tandis (ju'au contraire on traite d'égal à égal avec les fabricants de vers latins modernes : on en est au goi'd, jésuile eu littérature : élégance, correction, dit'liculté vaincue, vide absolu des idées. Aussi voilà que les Rapin et les V^nière ressuscitent : le Prœdium ntsticum est traduit '. Delille compare A'anière à Virgile et tout en reconnaissant la supériorité de Virgile sur le poète jésuite, il avoue que « ce qu'on ne peut trop admirer dans celui-ci, c'est qu'il loue la campagne de bonne foi. qu'il peint ce qu'il aime el qu'il fait passer dans l'Ame de ses lecteurs le seidiment qui l'anime - ». Ouant à Rapin « il a écrit dans la langue et quelquefois dans le style de Virgile * ï. Non seulement Roucher pense de même *, mais il déterre des versificateurs latins profondément inconnus, auxquels il ne ménage pas les éloges. II cite un fi-agment d'un poème latin de Jacques Savari : Vrnationis certinœ leijcs '. un autre d'un poème sur la Pc^te par un M. Geoffroy ". Il recommande « aux ama-

1. Trailiiolinn par Borland on ù vol.. 1757. Cf. Corresp. litt. p. :î22.

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