‹ La fin du classicisme et le retour a l'antiqueChapitre 102 sur 250 · I. Cf. Lrs- Mois. II. p · texte numérisé non relu

I. Cf. Lrs- Mois. II. p

■2. Ibid., I. p. 120.

:}. La li-ailuction ilc Oliabanon ^inloiiL avait fait qiH'lqiic bruit: cl', noire cliap. u, p. f'.l.

i. On lron\cra ces iiliislratioiis dans la Iraiiiiclioii iriliilicr (1"77). Delccluzo en parle eneore comme ayant exercé une vérita!)Ie influence sur le mouvemenl anliquis»nl dans les ateliers; cf. Louis David, non école el son temps, \i. 127.

b. Sainte-Beuve, Porlr. lill., I. II, \>. 100.

LES « FOET.E MlNdUES ». 179

dÏMiiployer ce procédé '. C'est le conlraire (!(.' ce (jue raisaieiit nos romanciers du xiv" siècle i|iu incitaient en prose les chansons lie geste des siècles précédents; mais c'est la même platitude, la même stérilité, et la même rage décrivasserie : le poète alors nest plus qu'un scribe qui calligraphie les œuvres des autres.

C'est assurément une enlri'prise fort ennuyeuse que d'exhumer cette littérature mort-née de la fin du xviir siècle; mais elle ne sera pas inutile, si nous nous rendons compte des procédés de composition et en général des procédés d'art de ce classicisme décadent. Peut-être verroas-nous mieux ainsi pourquoi cette poésie a été si inférieure et pourquoi l'imitation de l'anticpie a été incapable de lui rendre la vie.

La marque de la poésie d'alors c'est qu'elle est descriptive : ce sont les Anglais qui ont inventé le genre. Pope et Thomson en sont les modèles. — Pope était connu depuis longtemps; quant à Thomson, sa réputation en France ne commence guère <iu"à partir de la traduction (|ue donna des Saiwns en 1759 une certaine M"" Ijonlenq)s -. H lut très lu et admiré de cjuelquesuns ■. Malgré la malveillance et la jalousie qui était au fond de c<'tte admiration, on était bien forcé de convenir qu'il y avait chez Thomson un sentiment vrai de la nature et surtout une couliur que la poésie française

i. ÉpUre à Li'biiui. v. Il" et suiv., édit. Becq île Fouquiêrcs.

2. La traduction de M""" Dontoniijs ne parait pas avoir été accueillie avec un grand enthousiasme fcf. Corresp; litt., IVj 2iS): mais elle contribua ii attirer l'altenlion sur Thomson.

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