‹ La fin du classicisme et le retour a l'antiqueChapitre 130 sur 250 · LES <' POET.F. MINORES · texte numérisé non relu

LES <' POET.F. MINORES

fusion liartlio, « des rayons rapides ». Un combat où les luUeurs sont revrtus de fer s'appelle dans une ode « un combat d'airain » (àyôjv /âÀ/.ïo;) i. » — MallieunMiseiiient la lanirue fi-ançaise répugne absolument à des raeeoureis aussi audacieux. L'analyse loi^icjuc de la pensée y veut être suivie pas à pas. Théophile (Gautier s'est vanté quelque part de n'avoir fait que des métaphores qui se suivent el il avait raison : du moins dans la poésie française tel que le classicisme et, après lui, le l'omantisme l'avaient faite, il ne peut pas y en avoir d'autres -. Et chose fâcheuse, — comme M. Brunetière la fait voir. — il suffit, en français, de continiier la métaphore pour tomber dans la préciosité. — Lebrun n"a pas pris garde à tout cela; il a cru pouvoir transposer dans ses odes les métaphores de Pindare et il a parlé un abominable jareon.

Il est tout fier de trouver dos rébus comme ceux-ci :

Il est beau, quand le sort vous plonge dans l'atjîme, De paraître le conquérir 3.

Ou encore :

Et mes lauriers émus ont pleuré tes ennuis '*.

Ce qui veut dire sans doute : « Moi. poète, j'ai compati à ta peine. »

Ou bien, — ce qui est encore plus hardi : p

Où prétendent voler ces forêts vagabondes s?

pour dire : « Où pi^'lendent voler ces vaisseaux? »

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