‹ La fin du classicisme et le retour a l'antiqueChapitre 131 sur 250 · Liv. V, o<i. MI · texte numérisé non relu

Liv. V, o<i. MI

Mais la plupart du tonips Lcbruu se l)orno à iuiiloiou à liaihiirc. Il le dit lui-nK-me, ce qu'il a le plus admiré dans Piudare, c"esl « la magnificence, l'éclat, la chaleur des exi^ressions ' ». En conséquence, il s'appi'ovisioniie d'un cei'tain nonil»re de mots iiaids en couleur rpii levienneni sans cesse dans ses vers : ce n'est que pourpre, oi'. llamme. palmier, laurier, — fous les sym- ))oles de la force et de la liloii-e. Conmie il a lu Ossiaii. il en ijarde aussi un certain jiomhre d'images déclamatoires, qui donnei'ont à ses vers (iuel(|ue chose de plus sauvage et de plus primitif: les images de meurire et d'incendii» lui plaisent :

Du sauvage elTréné. la vengeance osl alroce. ^a haine hoil le sa»f/ dans des crânes affreux.

Que leur cri le poursuive au fond drs noirs ahimes. Qu'il y loinl)e plongé dans un fleuve de sançi '-.

L'Elna r/êanl incendiaire, (Jiii d'un front enilirnsé fend la voùle des airs ■*.

Ce style « effréné » de paiti pris conliasle singulièrement avec Tallure calme et toute classique du reste. Mais surtout on le sent trop voulu et trop cherché : d'où une impression de gène et de malaise. Ce «pii l'augmente encore, ce sont ces perpétuelles traduci ions littérales d'expressions grecques ou latines, qui foisonnent dans les Odes de Lel)run. C'est le même système que celui d'.\ndré (>liénier et de Honsard. la même erreur de syntaxe, (pii les fait alioulir au solécisme et au galinialias. Il dira par rxcnqih^ :

Son orf-'Ueil a/fectail l'empire de la terre Et le seepti'e des eaux '•.

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