‹ La fin du classicisme et le retour a l'antiqueChapitre 132 sur 250 · Liv. VLod. v · texte numérisé non relu

Liv. VLod. v

LES « POEÏ.K MINORES ». 210

( >ii Iticil :

Le clief (le nos Itraves solilals

Avec rOlijmpi' av.riliriire

Les chassera loin de nos murs'.

Il r.uitliail drosser un calalogiio ([o loules les iniila lions ou de (outes les traductions de Lebrun, pour voir jusqu'à quel point il a cxagtnv ce procédé tout classique, <|ui — il ne faut pas Toiililicr — a été par excellence celui de Hacine. On trouvera dans l'édition de Properce de Nicolas Leniaire de nonijjreuses notes sur les emprunts qu'il a faits, en particulier, à Properce dans ses Éli^f/ien. Mais une phrase méchante de Rivarol, qui nous a été conservée i)ar Cihénedollé, en dit plus long svu- la rhétorique de Leiirun que tous les index et tous les commentaires : « Ne le voyez-vous pas d'ici, assis sur son séant dans son lit avec ses draps sales, une chemise sale de quinze jours et des bouts de manche en batiste un peu plus blancs, entouré de Virgile, d'Horace, de Corneille, de Racine, de Rousseau, qui pêche à la ligne un mot dans l'un et un mot dans l'autre, pour en composer des vers, qui ne sont que mosaïque "-? «

La mosaïcpie. —nous lavons déjà vue percer dans le poème de Roucher; nous allons la retrouver chez André (Ihénier et chez David et jusque dans les Martyrs de (Chateaubriand. — Encore une fois, quand on comprend lart de cette façon, n'est-il pas plus simple de traduire? C'est le terme auquel aboutissent invinciblement tous ces versificateurs : Lebrun termine sa carrière par des traductions en vers dauteurs latins et grecs, les Veillées du Parnasse.

Essayons maintenant de résumer les caractères de

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