‹ La fin du classicisme et le retour a l'antiqueChapitre 142 sur 250 · L'Invention, v. 20»! et suiv · texte numérisé non relu

L'Invention, v. 20»! et suiv

238 IIN DU r.LASSlCISMK ET RirroUli A LANTKjUlî.

loi", 1 est «•oiivaiiicu ([irellcs sont coiiti'aires à larl el que les anciens seuls ont eu des mœurs vraiment poétiques :

VA\ bien! l'àmo est parloiit, la pensée a des ailes : Volons, volons chez eux retrouver leurs modèles *.

Ici la i)ensée n'est pas très claire; mais en rapprochant le texte du poème de Vînvenlion de l'œuvre de Chénier, ou arrive à préciser sa théorie : « Faisonsnous une âme antique, pensons, sentons comme des anciens. Alors leurs images et leurs formes nous deviendront tout naturellement lamilières. Nous exprimerons la réalité moderne avec i leurs couleui's»; sur des pensers nouveaux nous ferons des vers aidicpies. »

Il faut donc imiter les anciens; mais quels anciens? Et connnent les imitera-l-on?

Notons (ral)ord que Ciiéiiier a une connaissance très étendue des deux Idlératures aniiipies. C'est ce qui rapparente à Honsard et le distingue des classiques. Il a pai'couru la littératui-e grecque dei)uis Homère et les homériques juscpfà Nonnos. Il ailmire Pindare, si mal compris et si méconnu. 11 éludie Aristopliane. — cet Aristophame que \'oltaire avait tant maltraité, — il létudie même avec prédilection jusque dans ses scolies. II aime Eschyle, malgré tout ce quil a de choquant pour le goût classique, et peut-être plus que Sophocle. Il lit Euripide, non pas seulement dans ses pièces les plus connues, mais même dans ses fi'agmenls.

1. i;r. llelliicr, Die romanlhche Scinde in i/irrm iiinerem Ziis/nniiien/idur/c mil (iœlln' und Schiller {III. (ia-tlie uml Schiller in ihrein ['erhaltniss zur Aiilikc), — Lilleraluryeschichte (les .Vf///"" Jahrhunck'rli {G(rlhes und Schiller's nnlikisircnde Knn.sttheuric).

Brandes. I>ic Hauptslroniiiiif/en der Lilcralur des XIX'" Jahrhuiidrrls Aniike lienfiis.tance, v. 158).

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