‹ La fin du classicisme et le retour a l'antiqueChapitre 150 sur 250 · Uïnvention, v. 208 et suiv · texte numérisé non relu

Uïnvention, v. 208 et suiv

■1. Élégies, I. p. 2t)0, v. 8.

;î. Beeq (le Fouquières, Poésies d'André fliéin'er, ntrnd., xxn.

t. Êlérjies, 1, p. 190, v. 10 et suiv.

•i. Ses lamliris... où sa liarpe se tait.

[Èhùlifix, p. -2.31. V. 32.)

fi. Voir en particulier Poésies, p. 918.

•2V<S Kl\ Di: CLASSICISME RT RETOUH A L ANTKJUE.

voluptueuse des Heurs. A l'éq-al de tous les poètes païens, de Ronsard, de La Fontaim?. de Henri Heine', de Théodore de Banville, il a aimé les roses, depuis celles de Paestum jusqu'à celles de Fontenay : l'amour naît dans une rose. La comparaison classique des gorges, des joues et des lèvres avec la rose fleurit dans ses vers, presque neuve à force de sincérité. La nudité de Camille, cest cucftre la rose. H rêve de faire un lit de roses à son amante et alors il coidemplera

dans la rose en l'eu lalliàln' conlondii

Comme un ruisseau de lait sur la jionrpre épandu-.

« Le printemps habite dans ses vers » : il aime toutes les ileurs, surtout les ileurs antiques, la violette, l'hyacinthe. le lys; tous les nobles feuillages, l'acanthe, le lierre, le myrte, le laurier. Ses yeux s'arrêtent sur « réi)i couronné d'or », le « sang du doux mûrier », sur les colorations estivales et splendides de la pèche, de l'abricot, du coing, sur la lleur sanglante de la grenade et sur la pourpre <les grappes.

Mais surtout, eu v<''iitable païen qu'il est. il comprend la beauté du nu, aussi bien la luulité provocante et libertine du xvm" siècle que la nudité antique. Kvidemmeiit ce sont toujours les grâces un peu mièvres de la Vénus de .Médicis ou l'élégance trop parisienne de la Diane de Houdoii. qui dominent son goût : ni la Vénus de Milo, ni la grande sculpture classiqu<- du v*^ siècle ne sont encore connues. On trouverait assez exactement l'équivalent plastique de certaines descrip-

1. Henri Heine sélail coniijosé celle épilaplie : ■■ Il aima les roses de la Brenta ». En 1801, rimitéralrice d'Aulriclie. dans sa propriété de Corfoii, a fait élever une statue à Henri Heine, «lominanl la mer du haut d'un rocher de 800 mùircs cl entourée de cimiuanle mille rosiers. (L'/r/c'c libiv, mai 18"J3, p. 33.)

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