‹ La fin du classicisme et le retour a l'antiqueChapitre 16 sur 250 · Cf. Ileltner, op. cit., Yl, ;' "Jii · texte numérisé non relu

Cf. Ileltner, op. cit., Yl, ;' "Jii

2. Cf. Laiifre, Histoire du maléridlisme, 1. p. 2'.)4 (li'ail. li. l'nm-

lUITol).

:{. lIclliitT, op. cil. I, II, o 33.

20 l-IN DU CLASSICISME ET RETOUR A l'ANTIQUE.

immédiatement connue rlioz nous '. 11 ne faudrait cependant pas exagérer : en réalit*' on n'a qu'une connaissance fort superficielle et fort incomplète des littératures étrangères et Lessing le relève assez amèrement dans sa Dramatunjie de Hambourg. Rien ne le prouve mieux que ces traductions improvisées ou ces analyses insérées dans les revues pour répondre aux exigences de la mode, bien plus que pour instruire un public sérieux. Quoi qu'il en soit, l'anglomanie littéraire devient une mode dès les premières années du xviii" siècle. Vers 1700, après la guerre de Sept Ans, ce sera le tour de la littérature allemande : on lit Pope, Addison, Milton, Shakespeare. Richardson, Young, Ossian. On traduit Haller, Lessing, Gessncr, Klopstock, Goethe ^. Entre autres pièces allemandes représentées en France, .l/iss Sara Sainpaon de Lessing fut jouée à Saint-Germain sur le IhéAtre particulier du duc d'Ayon. — d'après la traduction de Trudaine de Montigny; et Diderot en rendit compte fl'une fai^on très élogieuse dans le Journal ëlraivjcr '.

Mais il ne suffit pas devoir du pays, tout dépoiul des yeux avec lesquels on le voit. On pourrait dresser des tables entières de tracUictions ou d'adaptations anglaises ou allemandes; il n'en resterait pas nu)ins vrai que c'est toujours la forme classique qui, en Fi'ance, domine le goût, et tout est là. Bien plus, par delà la forme classique, le Icnipéi-anu'id n)éme des races latines, Irur concej)lion tout o])jective de l'art, la prédominance chez elles (hi côlé eslliéli(|ii(' sur le côté moral, étai(;nf autant dolislacles insiinnonlablcs

I. Même d'après la Currespoudanri' lilléraire de (hlmvi, on jieiil ^e faire une idée de l'abondance dt." ces traductions.

i. lin l""x. [laruretil Les Passions du Jeune WerUier, ouvrage traduit île ralleniatid de M. Oo'lhe, par .M. Aultry. Mannlieini.

'.\. (if. Corresp. littér., VI, p. lil. — J. Te.xte. Jeuti-Jan/ues Housseau et les origines du cusmopolilisme lilléraire. p. \M.

LA RENAISSANCE DK L IDl':E TAÏENNE. 21

au triomphe de l'esprit et de la culture germaniques. Les deux formes sous lesquelles cet esprit se manifesta d'ordinaire, la platitude bourgeoise et utilitaire et d'autre part le rêve subjectif et indél<M'niiné, répugnaient à tout ce qu'il y a d'aristocraticpie, de positif et de précis dans l'esprit français.

C'était d'abord ilans des traductions qu'on lisait les œuvres étrangères et quelles traductions! Souvent elles étaient illisibles, soient qu'elles fussent bâclées, ou que le traducteur ne connût que très imparfaitenuMit le français '. ce qui en dégoûtait bien des gens. Ensuite on traite ces nouveaux' venus comme autrefois les anciens : on élague, on résume, ou on remanie. On commence par faire la toilette de son auteur avant de le produire devant un pul)lic aussi délicat-. Quand il s'agit dun poète, on aime à le traduire en vers et, suivant la méthode de la traduction classicjue, on l'embellit, on « rivalise » avec l'original et on essaie de le « surpasser ». C'est une « matière » et en même lemps un prétexte à étaler son talent de versificateur. Que l'on compte plutôt toutes les traductions ou les imitations en vers qui ont été faites de Milton ou de Pope au Nviii*^ siècle '. Sauf les anglomanes de parti

1. Grinim s'en plaint fro(iLK'iiiinont : ce fui en paiiiciilicr le cas pour la traduction des Œuvres de Mengs par Jansen. Cf. Conrsp. liltér., XII, p. 5()o.

2. Voici un passa{;c bien curieux de Diderot, qui donnera une idée de la façon dont on entendait alors les traductions : •■ il ne nie reste quuii midI à dire sur la façon dont J'ai traité .M. Shaflesbury; je l'ai lu et relu '.je me suis remi)li de son esprit et j'ai pour ainsi dire fermé son livre lorsque j'ai pris la plume. On n'a jamais usé du bien d'autrui avec tant de liberté. » Essai sur le méri/e-et la vertu, discours préliminaire.

3. Fait sifznificatif, le goût français n'a guère admis alors que les philosophes ou les purs classiques anglais : qui admire-t-on le plus? — C'est Pope, c'est .\ddison, c'est Uicliardson. Les vrais Anglais comme Youiig ou Shakespeare inspirent une répugnance mal combattue par l'engouement de la mode. Parmi

22 FIN DU CLASSICISME ET RETOUR A l'aNTIOUE.

pris, on est pcrsuadeMiuc c'est l'aire un y:i"an(l honneur à un étranger que de le traduire en français. \'ollaii"C néerivait-il pas à Saint-Landjert, à propos de ses imitations de Thomson dans les Saisons : « Pourquoi louez-vous Thomson? ("/est le Titi(>n (|ui loue un peintre llaïuand. »

Dans ces conditions, on se demande ce <jn"iuio traduction pouvait apprendre de nouveau, en quoi elle élaririssait le goût, ou redressait les préjugés. — M™" de (Jenlis allant voir à Zurich (iessner qu'elle admire, arrive avec toutes les idées pi'éconçues d'une Française romanesque et d'une grande dame : » Je m'imaginais, dit-elle, (jue l'haliilalion de (îessiier devait être une élégante chaumière entourée de bocages et de tleurs, que Ion n'y buvait que du lait et que, suivant l'expression allemande, on ij iivirrliuit sur des roses. J'arrive chez lui, je traverse un petit jardin unicpiement rempli de carottes et de choux, ce (jui commence à déranger un peu mes idées d'églogues et d'idylles, qui furent tout à fait Ijouleversées en entrant dans le salon par une fumée de tabac qui formait un véritable nuage, au travers duquel j'aperçois Gessner fumant sa pipe et buvant de la bière, à côté d'une bonne femme en casaquin, avec un grand bonnet à carcasse et tricotant : c'était M"'" Gessner '... » La déconvenue de yi"-'^ de Genlis s'explique en grande partie par la façon dont Gessner avait été présenté au public français- : tout ce rpi'il y a de siMilinicnlalité bourgeoise

les Alli'iiiamls, les snils ijiii aicnl en nn vérilalilr succès, c'est Lessing, le pins cia.<si(|uc el le plus fronçais de tous, et Gessner avec «es hh/lles el jun-mex nnliques : ee «lonl (iriinm le loue avant Iniil. c'est d'avoir rendu Tlu'ocrile. Corresp. lillér.. V, 12.

\. Souvenir X de Fêlitie, ]). 91.

2. Le Irailueleur lliilter disait laiis sa préface : - La langue allemande a des hardiesses, ipie non seulement je ne pouvais

et même un peu grossière ou r.ii peu niaise dans les Idijllcs, c'esl-à-dire ce cpi'il y a de vraiment allemand avait été très attéiuié i)ar le traducteur. En somme, lesprit classicjue impose sa forme aux traductions étrangères, comme elle l'imposait encore aux traductions de l'antiquité gréco-latine.

Précisément à cause de cette persistance de l'es- [irit classique, on ne prenait des Anglais et des Allemands que ce qui répondait déjà au goût du jour ou ce qui pouvait se concilier sans trop de peine avec le goût national : Grimm, qui n'était pourtant pas Français, se déclarait rebuté par les longueurs de Clarisse Ilurloire et avouait avoir < éprouvé dans la lecture de ce livre une chose qui n'est pas ordinaire, le plaisir le plus vif ri Tennui le plus assommant' ». Il serait injuste d'autre part de ne point reconnaître que ces couvres anglaises ou allemandes réagissaient à leur toui" sur l'esprit public et en précisaient les tendances. Mais ce (pi'il inqjorte de bien voir, c'est la nature et la [tart de linfluence c^u'elles ont eue. Il ne s'agit nullement d'une pénétration de l'esprit latin par l'esprit germanicjue. Ce qu'on demandait aux littératures du nord, c'était une sorte d'encouragement dans la voie nouvelle où l'on voulait s'engager par le sentiment profond qu'on était à la fin dune discipline intellectuelle et d'une forme d"art. On devait donc repousser tout ce qui était strictement anglais ou allemand, i les boucheries de Shakespeare », comme « le genre sombre » de Young : les critir|ues et les littérateurs du temjjs sont unanimes sur ce point, sauf des énergumènes comme Mercier. La

pas, mais i|iit' je nt; devais jias iiièiiiu roiidi-c on français. Il m'a donc fallu en quelques endroits all'aiblir les images, en etioisissanl à dessein des ex|iressions moins énergiques. » lcl;/llt's et pi>i}mes an ligues, édit. de ll'IO. 1. Correup. litlcr., 11, p. i:j.

24 KIN DU CLASSICISME ET RETOUR A l'anTIQUE.

Harpe, ({ui représente assez bien ropiiiioii nioytMiiie. comlamne ton! autant ((ne Voltaire les outrances shakespeariennes el Diderol. qui les admire, reconnaît qu'elles sont contraires au goùl national et conseille aux Français de s'en abstenir '.

Dès lors, on ne voit pas en quoi le cosmopolitisme de notre xviii^ siècle aurait pu contredire le mouvement antiquisant qui le termine. Les contemporains eux-mêmes ont bien pu s"y ti'omper, d'où des divergences apparentes et un éparpillement des efforts : la simplicité que l'on goûte dans le roman anglais, c'est la simplicité de Nausicaa lavant le linge de la famille, ou celle d'Auguste apprenant à nager à ses petits-fils. Même le pathétique de Shakespeare était-il si éloigné de celui du théâtre grec? La folie du roi Lear ou la tache de sang de lady Macbeth étaient-elles plus difficiles à admettre que la plaie de Philoctète ou Téjjilepsie d'Oreste ^? Comme il y uvait d'ailleurs plus d'affinité entre le génie ancien et le notre, comme nous sommes en particulier des Latins de race, de tempérament et d'éducation, il n'est pas étonnant que ce soient les ancien.^ qui l'aient finalement emporté et que le mouvement antiquisant ait fait échec au cosmopolitisme à SCS débuts.

A mesure (jne l'espi-il moiinciu siillirMie awr son idéal de culture et (riiuiiianilé. le monvemenl antiquisant s'accélère et se généralise, :in poinl (pi;) la lin du

\. Vitir noIiT chapiln' ni, ji. 100.

2. C'est aiiiîsi, par exciii|»le. que Diicis passe tout iialiircllenicnl d'une adapUiliun iVŒdi/ie à i'olone à une adaplalion de Homéo et Julielte.

siècle, pendant la périotle révolutionnaire, ce ne seront plus seulement les idées qui seront antiques, mais jusqu'aux modes, au costume et au langage.

évidemment il ne s'agit plus de retourner à l'école des anciens : les conditions ne sont plus les mêmes qu'à répo(iue de la Renaissance; avec la science positive, l'esprit critique s'est développé : on a une littérature, un art, une civilisation dont on est lier et que l'on compare orgueilleusement au.x civilisations de l'aiilicputé. Ce que l'on voulait, c'était continuer l'esprit de la culture et de la philosophie païennes violemment interrompues par le christianisme. Mais comme les mêmes idées appellent les mêmes formes, recommencer à penser et à sentir comme les anciens, c'était s'acheminer vers leurs mœurs, leurs institutions et leur esthéticpie. De là vient qu'on se remet peu à peu i\ les imiter, sans pkm préconçu sans doute et d'une façon plus avisée et plus éclectique qu'au temps de la Renaissance: mais enfin on les imite, quelles qu'aient été les hésitations, les incertitudes et même les contradictions.

S'il en est ainsi, on s'explique que les philosophes aient été très libres vis-à-vis des anciens. Sur certains points, ils les jugent fort sévèrement et quand Voltaire est en belle humeur, il ne se prive pas de répéter toutes les plaisanteries de Perrault, comme par exemple dans La toilette de M"" de Poinpudour. où il se moque des dames romaines, ciui ne portaient point de bas et qui ne connaissaient ni le café ni le chocolat '. Il est généralement admis que notre civilisation et notre littérature dans presque tous les genres sont supérieures à celles de l'antiquité. C'est l'opinion qu'on

I. Les Anciens cl tes Modernes ou la toilette de M"" de l'oinpadouv (llGi).

-20 l'IN DU CLASSICISME ET HETOUR A L ANTIQUE.

iTlronvo partout (loi)uis la Lettre sur Sophocle ' de Voltaire jusqu'au Lycre de La Ilarjie. .Maisrela n'empèclio pas (piou se réclauie des ancidis pour les prineipes essentiels de la culture d qu'on trouve encore à apprendre et à imiter dans leurs o'uvrcs.

D'aliord on se sent de la sympathie ))our eux ne fûtce qu'en liaine du eln'isliauism«>, (pii était en contradiction avec toutes les aspirations et toutes les idées de l'épofpie. UEs$ai sur les mœurs de ^'oltaire est-il autre chose an fond qu'un \(>u'j; plaidoyer en favcui' de la morale antique et un acte d'accusation contre le christianisme rendu responsable de la l»arl)arie et de lobscurantisme du moyen âge? Une i)hrase souvent citée de Chamfoit nous expliqiu» à merveille l'attitude prise par les philosoi)hes vis-à-vis de l'antiquité : « M. de .... qui voyait la source de la dégradation de l'espèce humaine dans rétalîlissement de la secte nazaréenne et dans la féodalité, disait (pie pour valoir quehpie chose, il fallait se cléfrunciser et se débaptiser et redevenir grec et romain par l'Ame ». Ainsi donc si l'on déteste le christianisme, ce n'est pas seulement parce qu'il est un tissu d'erreurs, c'est surtout parce (piil a opprimé la nature, tandis que le paganisme appai'ait comme le milieu le plus favorable au développement de Thumanité telle qu'on recommence à la rêver.

Ensuite on n'oul)lie pas que les anciens ont (Hé deux fois les éducateurs du genre humain, avant le christianisme et au tenqis de la Henaissance. On se piait à mettre en regard des services rendus parle [jaganismc à la philosophie les persécutions que le christianisme lui a fait subir. On embellit le taldeau à dessein. On ne vent voir de l'antiquité (jue ses héros, ses iicnscnrs

1. Vollnire, Critique île l'Œdijir de S<ij,liocle (Lettres à M. de Gcnonviliei, 17l'J.

LA RENAISSANCE DE l/lHKE PAÏENNE. 27

ol S(>s portos ' et du nioycii Tige, que les l)ùclici'S ou les sottises (le la scol;isli(|U(> : d'un côté des loiidatious dempires, des civilisai ions (|ui se développent, de grandes anivres (pii civilisent à leur tour; de rautre,la barbarie et les ruines, ou des disj>ules de moines aussi ridicules que stériles. Voltaire qui a dit tant de ma lies anciens, leur rend au moins celte louange que. par leur culture. Jls sont infiniment supérieurs aux chrétiens : « Le public éclairé jjrélérera toujours les Sophocle, les Euripide, les Térence, aux Baïus, Jansénius, Duvergier de Ilauranne, Quesnel, Petitpied et à tous les gens de cette espèce - ».

Mais on ne s'en tient pas là : comme la philosophie du XYiii^ siècle n'était en somme qu'un retour au matérialisme, il était naturel c|u'elle se réclamât des premiers matérialistes de l'antiquité. Déjà Gassendi, « le père du matérialisme français », avait commencé par réhabiliter Épicure, dont il parle avec tout l'enthousiasme d'un disci[)le ^. Au xviu*' siècle, Lucrèce le dispute à Virgile dans l'admiration des encyclopédistes : Grimin raconte d'une façon assez amusante la joie de Diderot le jour où il crut reconnaître dans le « Félix qui potuit rerum cognoscere causas » une allusion à Lucrèce généralement passé sous silence ou maltraite par les anciens eux-mêmes ''. Diderot le commente souvent avec admiration. Il y a même de lui une très

1, Voir dans VEssdi -sur les jnn'itrs loiile la sophisliqiie que (U'pldic Voilaii'C conlrc Tacilc, jxmr (lisciilpcr Néron du nieiirtrc d'Airripiiino. Uc même Diderot ne veut pas que la Consolation à l'oli/fjp soit de Senè<|ue.

2. lientarr/urs sur la vie de /'. Corneille (Commentaire sur Cnrneiiie. I, ■2îi, édit. Tliicssé).

:!. Devita cl moribus Epieuri ifin de la préface).

'i. « Un des f;rands cha^Tius dont il était navré, c'était de ne trouver nulle pari dans les ouvrages de Virgile l'éloge de Lucrèce; il m'en iiarlait souvent d'un air pénétré. •• Corresp. lut., Vlll, p. lo3.

belle page sur Vlnvocafion ù Vénus '. Coinnic il fallait s'y atleiidrc, Lucrèce est traduit et luxueuscnionl édité : c'est d'abord la traduction italienne de Marclielli qui paraît en France (17.) 5) avec des illustrations de Cochin et d'I^ison. La même année (I7()8). Panckouckc publie une paraphrase du De nalum rerum, et Lagrange, précepteur chez le baron d'Holbach, une traduction avec le texte en regard : c'était encore une coûteuse éilition de fermiers généraux avec un frontis[)ice et six figures de Gravelot. Elle fit grand bi-uit et fut très attaquée par les dévots ^ ce qui était assez naturel, puisquelle sortait de chez le baron d'Holbach, que Diderot y avait mis la main et qu'elle prenait ainsi les proportions d'un manifeste philosophique.

En même tenq)s que Lucrèce, on ressuscite Julien l'Apostat et un peu pour les mêmes raisons : Voltaire, (irimm, Diderot en parlent avec égards. Peut-être que Vllisloirc de t empereur Julien par l'abbé de la Hletterie, qui avait eu un certain succès vers i7i8. y était pour (piel([ue chose. L'ouvrage avait paru « très hardi |)arce qu'un janséniste avait osé iuqirimer ijuc .lulien, apostat exécraljh- aux yeux d'un bon chrétien, n'était pourtant pas un liomme sans quehpics bonnes qualités, k en juger mondainement '■' ». Au vrai, il entrait dans le plan des philosophes de réhabiliter tout ce que le christianisme avait condamné : à ce titre, Julien devaitètre en bonne place parmi leurs grands hommes. Mais celui qu'ils ont le pluscélébi-é, le véritable patron de l'église philosophifjue, c'est Socrate. Sa condamnation et sa mort deviennent un véritable lieu commun pour les poètes comme pour les pcinlrcs : le fameux

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