T'thleau.r tirés it'llomi've cl de \'irf/ile
KCOLE DR DAVID ET IMITATION DE l'aNTIQUE. 279
leur fatuité, avaient cru devoir prentlre les conseils des artistes, ils le pouvaient alors plus que jamais. Sans parler des relations qui pouvaient se nouer au liasard des rencontres dans la vie mondaine, il y avait un salon .H Paris, celui de M'"'^ (ieoffrin. où une fois par semaine artistes et trens de lettres se trouvaient rcunis : tous les lundis '. Marmontel. Diderot. Caylus. dînaient avec Boucher, Latour , Vernet . Vanloo, Lemoyne. Diderot aura bientôt des relations suivies avec Cocliin et Falconnet. avec Greuze, quil appelle « son homme ». — on peut dire avec tout ce qui compte alors comme ix'intres. sculpteurs ou irraveurs. A mesure qu'il se rendra compte des différentes parties de la technique de l'art et de leurs difficultés, il recherchera davantage la société et les leçons des gens du métier. Autour de lui, il en est un peu de même pour tous ceux qui se sont improvisés critiques d'art. L'espèce pullule : c'est l'abbé Leblanc, La Font de Saint-Yenne. Bachaumont, l'ex-jésuite Laugier. pour ne parler que des plus considérables -. Au-dessous d'eux s'agite toute une tourbe de critiques minuscules, race hargneuse et méchante, qui cherche avant tout le scandale : à propos de l'exposition de 1733, Grimm disait : « Le salon n'était pas sitôt ouvert, que les peintres se sont vus accablés de brochures. Cette licence est d'autant plus odieuse qu'elle fait une impression singulière sur les artistes, qu'elle décourage. S'il y a une occasion où il faille gêner la liberté de la presse, ce serait sans doute dans le cas