‹ La fin du classicisme et le retour a l'antiqueChapitre 166 sur 250 · Sainte-Beuve, Causeries du Lundi, II, p. lîl.i · texte numérisé non relu

Sainte-Beuve, Causeries du Lundi, II, p. lîl.i

2. La Font de Saint-Yenne est l'auteur de Réflexions sur quelques causes de l'étal présent de la peinture en France ( 1717), qui furent trèsappréciées. — Sur ['alil)é Leblanc, cf. E. et J. (te fioneourt. l'orlrails intimes du XV UI' siècle. Nous reviendrons j'ius loin sur l'alilx- Laugier.

OÙ des autours faméliquos, obscurs ot m»''pris('>s. ti'availleut à nuire au vrai talent. » '

Bientôt la manie de l'art gagne le grand public. La théorie de la peinture devient un sujet de poème didactique : Watelet écrit son Art de peindre (17fi0), Lemierre son poème de la Peinture (1760). L'éloge des Beaux-Arts est un lieu eonimun qu'on développe avec le lyrisme de M. Homais : les Beaux- Arts prêchant la vertu et proi)ageant des vérités utiles, voilà le thème ordinaire. Notons que les artistes s'y prêtent et qu'il y a entre eux et les littérateurs comme un pacte tacite. Tous plus ou moins enrôlés dans le bataillon encyclopédique, leur programme est le même. Vers la fin du siècle, il semble que toutes les barrières soient rompues et qu'il n'y ait d'autre différence entre le peintre et l'écrivain que la plume ou le pinceau. Certains même prétendent réunir les deux arts : Chénier dessine et peint, il fréquente l'atelier de David; Népomucène Lemercier est au nombre de ses élèves ^. On comprend ainsi que les amateurs et les gens de lettres aient exei'cé sur les artistes une influence si considérable et que le mouvement antiquisaut. qui est avant tout un mouvement littéraire, ait gagné irrésistiljlemeni les arts plastiques comme tout le reste.

Évidemment on aurait pu concevoir cette rénovation par l'antique comme un refour à l'esthétique entousiaste et libre de la Benaissance. Déjà les ai'lisfcs de la première moitié du siècle avaicnl montré par leur entente toute moderne de la mylhoioifie ce cpie Ion l)OUvait faire en ce sens ^. II ne restait plus, sans se

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