Cf. notre thé<e latine, p. Ci el suiv
et rien que peintre. Quand on cherche un discipk^ digne de comprendre ce grand et inimitable ^'fMas([uez, pour kl pi'obilé de la technique et l'étude luinulieuse et pénétrante du réel, on ne trouve que David.
Sa vocation l'ut impérieuse et exclusive : dès le collège, il n'annonçait de dispositions que pour le dessin ' . On constate tout de suite chez lui une impuissance radicale à comprendre tout ce qui n'est pas la peinture et encore une certaine peinture. Il n'arrivera jamais à écrire une lettre en français ^ et, plus tard, à la Convention, ces ridicules discours qu'il prononce, il sera obligé de se les faire rédiger par un autre '. 11 ne lira jamais un livre d'archéologie ; tout ce qu'il connaîtra de lart et des mœurs antiques c'est ce que lui même en aura vu de ses yeux à Rome ou à Nai)l('s. ou les dessins qu'il aura pris dans les publioafions illustrées *. Même pour les choses de son métier il a d'incroyables lacunes. C'est ainsi qu'il ne connaîtia jamais la pers[)ective, et qu'il sera toujours obligé de recourir à un élève pour déterminer les plans successifs de ses tableaux ■'. parce qu'il y a dans la perspective un élément géométri([ue et abstrait qui répugne au réalismt' vigoureux de son génie.
Il est entier, radical en toutes choses, en art comme en politique. Il a des idées carrées et absolues comme un homme du peuple. Il exècre les académies ®, il ne peut pas sentir Boucher, ni môme aucun de ses devanciers. Il a pour l'art du moyen Age. un mépris voisin