‹ La fin du classicisme et le retour a l'antiqueChapitre 175 sur 250 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

K. Ibid.. p. 22:{.

ti. (;f. ibid., \K I t'i, pour In r(|inii-.i' insullaii'i' t\r David ;i l'.Vc iiléiuif lit' priiilnn-, (|iii lui dcmatidail di' Ncnir rcprcmlrc SCS fondions de professeur.

ÉCOLE DE DAVID ET IMITATION DE l'aNTIQUE. 303

de la domence et de la frénésie '. Avec cela — et quoi (|u'oii en ait pu dire, — Ibucièrcnient lioimète et bon, niais d'une honnêteté et d'une bonté un peu grosses, absolues et sans nuances, cjui se lient aux élans instinclil's et irraisonnés des sympathies -. Comment se l'ail-il qu'avec un tempérament comme celui-là David ait été Ihoinme le ])lus déséquilibré, le plus accessible aux suggestions de toute espèce? Klève de l'Ecole des Beaux-Arts il veut se laisser mourir de faim parce <pril est mécont(>nt de son tableau de concours ^. A Home, les inégalités de son humeur rendent sa société impossible pour ses camarades et il faut lui donner une chambre à part. Il tombe dans des découragements tels que sa tète se dérange et que Vien. son directeur et son protecteur, songe à le renvoyer en France *. C'est ce iléséquilibre qui explique les variations de sa conduite politique, comme l'incohérence de ses tentatives en art. 11 s'éprendra tout aussi passionnément de Pie VII et de IJonaparte ciue de Robespierre, et il sera aussi résolument réaliste et moderne à de certains nM)ments qu'idéaliste et anliquisant à outrance à de certains autres. Delà viennent ses inspirations les plus heureuses. Dès qu'une idée s'est emi>arée de lui, il ne voit|)lus qu'elle, il est incapable de la conduire. Elle riiallucine et elle le tourmente, et si cette idée est vraiment l)ellt' ou même intéressante, il y a des chances pour que I)a\id {iroduise un chef-d'œuvre. Le lyrisme

1. Voirie discours on il propose île mutiler les slaliies des rois (le la faeade de Notre-Daini' pour en former un piéilestal à la statue du peuple français. Delécluze, op. cit., p. 15C.

Page 1