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;jOi FIN DU CLASSICISME ET RETOUR A L ANTIOUE.
inattendu de quelques-unes de ses toiles na pas d'autre source.
Mais le vrai fond de David, comme peintre, c'est le réalisme le plus robuste et le plus pénétrant qui se soit manifesté dans l'école française. A peine arrivé en Italie, il se débarrasse de la l'ouline académique et, chose surprenante chez un élève de N'ien, ses admirations vont tout d'abord au N'alentin, un disciple des Caravage ^. Il avoue ne rien comprendre à Haphaél, ni en général à aucun des grands artistes italiens et classiques de la Renaissance '. « Mes yeux, dit-il, étaient alors tellement grossiers que loin de pouvoir les exercer avec fruit en les dirigeant sur des peintures délicates comme celles d'Andréa del Sarlo, du Titien, ou des coloristes les plus habiles, ils ne saisissaient vraiment et ne coni|)renaient rien que li^a oiirrages brulalement exàculéa. mais pleins de mérite d'ailleurs, des Caravage, de Ribeira et de ce Valentin <|iii l'ut leur élève *. » — La senle chose qui le frappe chez les italiens ^, c'est la vigueur du modelé et la forte opposition des clairs et des ombres, une qnalité que la peinture française du xviii'' siècle et en pai'ticulier celle de Boucher avait totalement perdue. Ces premières aflirmations vraiment sincères du goût de David, nullement influencé encore par les idées antiquisantes, sont extrêmement significatives. Le jeune admirateur du Valentin se retrouvera plus tard dans le Marat et dans les œuvres les plus personnelles de David. Jusque dans son culte pour Bonaparte, reparaît cette adoi-ation de la force, ce goût de la nature vraie sans atténuation et sans déguisement. f|ui a l'Ié la pluséminente
l.'ll faut en i'\(c|iler le Corrèj;!-, (|ii'il .uliiiiia bi'aiicijiip :i la calhéilrale de Parme. Ihid., p. '.).
■2. Delécluze, op. cil.. |i. 114.