‹ La fin du classicisme et le retour a l'antiqueChapitre 178 sur 250 · I. nflèflii/e, np. cit.. |i · texte numérisé non relu

I. nflèflii/e, np. cit.. |i

308 FIN DU CLASSICISME ET HETOUR A l'aNTIQUE.

Le compliment de Napoléon n'est i)as seulemenl vrai du Couronnoiieiit. La Distribution des Aiijlcs exprime peutêtre (lavautatîe encore la pensée impérial(\ 11 y a dans le iii^roiipement et lélan des masses, dans la pose ctje costume du César, dans la chaleui- inaccoutumée de la couleur. (pnd([ue chose (rexiraordinairement 2:randiose et belliqueux. Qu'on se rai»pelle encore son portrait en pied de Napoléon revêtu des isisignes impériaux, avec la dalmatique de satin blanc, le manteau de velours violet semé d'abeilles dor et la couronne de laurier, se détachant sur le fond rouge d'un dais somptueux dont les étoffes retombent à larges plis, et l'on avouera quil y avait en David l'instinct dun gratid peintredécorateur.

Avec des dons pareils, il est tout au moins étonnant que David n"ait laissé en somme qu'une œuvre manquée. Notons qu'il est avec (iluck le seul grand artiste, vraiment passionné pour son art et n'aimant que lui, qu'ait cormu la France ilu xviiT siècle. Du côté des poètes je ne vois guère qu'André Chénier qui soit digne de les approcher; et encore il en est très loin. L'originalité de Chénier est bien petite à côté de celle de David. Mais c'est la même eri-eur d'art qui les a empêchés l'un et l'autre de donner ce qu'ils auraient dû. C'est cette stérile et pédantcsqu(> cliinirri" de l'imitation de l'antique qui a perdu David comme elle avait perdu Chénier.

Cepeniiai'.l. tandis ipic celui-ci «tait allé d'instinct aux œuvres grecques et latines, David ne se mit qu'assez tard ;'i l'antique. Llève de Boucher d'abord, puis élève de "Vien, ses premiers essais ne témoignent pas autre chose qu'une tendance déjà sensible au réalisme mitigée par des i-éminiscences d'école bien natu l'elles et bien excusables che/ un débutant '. Lorsqu'il

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