Voir p. ex. un Conthnf iIp Miuev>:e conln' Mars (inl) qui
KCOLE HK DAVlll Eï IMITATION DE L ANTIQUE. 309
;iii'iv(^ (Ml Italit'. SCS prciuit-i'es admirations, nous lavons vu. vont loul (lal)or(i aux talents les plus l'ouliueux cl 1rs plus éloignés du goût antique, les Caravane, les Pieti'e tle Cortone elles \'alentin. C'est \"ien, parait il. qui lui aurait conseillé île dessiner d'après laiiliquc '. pour se l'ormer le goût et la main. \'oilà à quoi se réduit rinlluence de \'ien sur David. Son travail oiisliiié et son entêtement vont l'aire le reste -.
11 l'aut distinii-uer iilusieiirs épocpies dans Ihistoire des théories antiiiuisantes de David. Dabord il se borne à de discrètes insiiirations du Poussin entremêlées de réminiscences pompéiennes. Le Bélisairc est comme le type de cette première manière. Puis l'influence dn Poussin s'accuse davantage en même temps quun souci de restitutions archéologiques de plus en plus exactes : le Serinent des Horaces est le chef-d'œuvre de cette seconde manière. Enfin il se lance résolument dans la siiéculation esthétique. Il vent retrouver le « beau idéal » des Grecs, il subordonne l'archéologie et l'histoire à l'expression d'une théorie toute personnelle et il compose les Sabini's et le Lcoiiidas au-r Tltcriiiopijlcs.
Kssayer {\c déterminer les théories de David est abso- Imneiit impossible, par la raison que lui-même d'abord a souvent changé d'idées; ensuite qu'il ne nous reste guère quedes traces tout à fait insuffisantes de son enseignement oral dans les souvenirs de ses élèves. Tout ce que l'on peut affirmer, c'est qu'il avait réuni une collection de dessins d'après l'antique formant cinq gros volumes in-folio où il allait chercher ses inspirations
accuse Irùs furtcniont l'inlliieiut; do Boucher; ses éludes académiques comme son Hector et son Pulrode, où la tendance réalisle est plus sensible. (Plandies du Peintre Louis David.)