Ibid., p
qiienco. il oinpruntt» à un inrdaillon reproiluil dans VAntiquité expliquée de MonUaucon rordonnancc génélalo de son tableau des Salines ', de même que plus lard il prendra dans les Moinimentfi inédits de Winckelniann liilée de son Léonidas. C'est ainsi que cliez lui la ligne devient de plus en plus con\enlioiinelle cl que la ootdeur se réduit à n'être plus qu'un acressoire tout à lait secondaire. On sent déjà cet abâtardissement du sens pittoresque chez David, même avant les mauvaises toiles (pril exécuta à liruxelles, vers la lin de sa vie l)ar exemple, dans la couleur si faible de ses Snhincs, (|ui donnent l'impression d'un Itas-relief polychrome. 11 en était arrivé à cet axiome : « Ce sont les gris qui l'ont la peinture ». On sait avec quelle énergie les romantiques protestèrent contre ces théories encore exagérées par ses élèves ^.
En somme il y a une ressemblance singulière entre les procédés de la peinture antiquisante de David et C(>ux de la littérature contemporaine. De même que Lebrun et Chénieraboutissent au centon, David aboutit au décalque. D'un côté comme de l'autre on a perdu le sens de la vie et de la poésie des choses. On ne sait plus composer, parce qu'on ne sait plus voir, ni sentir, ni penser. Et cepeiulaid à travers cette peinture de décadence, on sent déjà percer fart de l'avenir. Même dans ses œuvres les plus tlirectement inspirées de l'antique, David ronq)ait avec les habitudes de l'art classique français. Aux elTets tiramatiques, il voulait substituer les ell'els purement lyriques '. Dans le Lconidas, par