Cf. Biré, Victor Huf/o avant 1830, p
2. Sur ce culte de Virgile, cf. Michelcl, Souvenirs de jeunesse. Quant à Huf,'o, il n'est que de se rappeler les pièces de ses premiers recueils, et surtout dans les Voix intérieures :
G Virgilo, 6 poète, ô mon maître divin...
sans parler des traductions en vers qu'il en a faites au collège.
vers. Drjà sous le Dirocloiir « la rcpuldique des lettres n'est plus (lu'unc iiiauuraclure tie traductions' ».Sans reparler de celles de Delille, la traduction des Mi^tnmnrpho^ci^ iTOvide de Sainf-Ancfe est toujours en voirue. Elle obtient * un succès <|ui s'acci-oit chaque joui- et que le temps doit anirnicnter encore^ ». Daru traduit Horace. Ginu;uené ïhlpUhalmnr de Thétis et dcP'iûc. labljr de Cournand et Roux, les Cn'ort/ùjnes, Tissot, les liucoliqites, Legouvé, des frai?ni»Mds de la Pharsale. Fonlaues, le V« ch'int de Lucrèce •'. Lebrun le Piudarique laissesous le titre de Veiltrefi du Parnasse, des traductions de Virgile et dOvide. Les œuvi'es posthumes de Chénier contiennent un gros bagage de traductions, en vers ou en prose : TEpître aux Pisons, le début du poème de Lucrèce, imitations des Gi'orgiques et du IV" livre de l'Enéide; traduction du Biahçjue rfe.s' orateurs, de la Poétique d'Aristote, etc.
Le penchant à la liaduition avait toujours été le vice secret du classicisme, même à ses époques les i)lus brillantes. Dans son extrême décadence ce défaut ne pouvait que s'exagérer monstrueusement, jusqu'à tout envahir. On peut dire que tous ces littérateurs de l'Empire ne sont que des traducteurs, même lorsqu'ils ont l'air d"étre originaux. Ouand ce n'est pas Virgile ou Homère, c'est .Millon ou le Tasse, voire Macpherson qu'ils paraphrasent. Haour-Lormian met en vers les poèmes d'Ossian. comme M.-.I. Chénier: il traduit la Jérusalem délivrée. La mr'illeui'e lragédi(> de Lemei'cicr. son Af/awcwnon, est une iniil.ilion libre d'Eschyle. El la nuMllcurc pièce de l'onlanes. celle qu'on citait coiiniie