En voici quelques-unes
Eyistlio, hélas! no connaît rien d'afTrciix Qui ne cède à l'horreur de voir liriser nos nœuds. (Acte IV, se. i.)
... Hélas, contre le sanp; des tristes Pélopidos Qui t"animc aujourd'hui? (Acte IV, se. v.)
2. A propos û'0/)/ti.t, un conleniporaiu di-^ait de Leniercior : « En lisant les productions de ce jeune homme, on s'aperçoit facilement qu'il doit une pirlio de ses succès à l'cliide des grands maîtres de l'antiquité; c'est cette étude aujourd'hui si néglii^ée qui donne à ses héros ces traits majestueux, cet air nohie et ce ton de j^çrandeur inc/oiinus depuis lun^'lciiips à la scène française... •• Elreunes de VInslilul, p. 87.
.T. Acte IV. se. VII.
LA LITTKHATURE DU DIRECTOIRE ET DE l'EMPIRE. 34:$
U Hector do Lure de Lanoival (^st fi'ès inférieur. On reste ronl'ondu quand on songe que Villeniaiu Irouvait celte traij[édie « véritablement homérique » : c'est la tragédie de collège dans toute sa nudité et son ennui. Pas le moindre sentiment des situations, aucune idée de la vérité vivante ni des mœurs homériques, rien que des tirades et de misérables lieux communs habillés d'un style neutre, qui n'a pour lui qu'une correction relative. Ce sont des scènes connues de Vlliaie découpées, cousues bout à bout et rendues dans une langue blafarde et terne. Pas même chez ce professeur de rhétorique qui prétendait s'inspirer d'Homère, — pas même ce que Théophile Gau tier louait dans Une fête de IScron^ d'Alexandre Soumet : le fond rouge antique où se ilétache en noir, comme dans l(^s vases peints, la sillionette grêle et sèche des personnages.
Cependant la pièce réussit, grâce à un concours de circonstances qui nous échappe aujourd'hui: elle reposait des Ophis et des Isiile et Orovèse, des 0»car et des Oinasis'-. Sa platitude avait un faux air de simplicité. Comme aussi il n'y avait point de confidents ni d'épisode amoureux, il n'en fallait pas davantage pour faire crier à ranticiue. D'ailleurs il y avait dans les tirades d'Hector une ardeur belliqueuse qui devait plaire sinj:uliirement à cette date de 1809. C'était une sorte de Chant d i départ à la grecque, et Napol(''on déclara que c'était « une pièce de quartier général » '. Pour marquer son contentement à l'auteur, il lui (U donner une pension de G ODO francs. Ajoutons enlin qu ', dans sa nudité, cette tragédie se luariait