Cf. op. cit
LA LITTKKATLHE DU DIRECTOIIJE ET DE l'EMPIRE. 34;)
lour écot. — los Baour Loi-mian. les Parsoval-Lii'and' Maison, los Liice de Laiicival. MicliamI composa un A7//'' cliiiut de l'Eiivide. ou le marunje d'Eucc cl Laiinie, porni(' allégorique à Tocrasion du mariage de TEmperour. Lemercicr liii-nième. (jui boiidail depuis longtemps, se résigna à composer un épillialame où il célébrait allégoriquemeut luninn d'Hercule et d'Hébé'. Si nous nous arrêtons ainsi à des œuvres entièrement déi)0urYues de valeur, c'est c{u'elles sont au moins di^ sûrs indices de la mode littéraire du temps. Cette vieille mythologie qui s'efforçait de renaître s'alliait merveilleusement aux prétentions du maître : elle faisait cortège au nouveau César et en même tenq)s elle n'était [)oint dépaysée au milieu de c(>s réminiscences antiques que la fantaisie de David im|)Osait à l'art comme à l'ameublement et au costume : le lit nuptial de Marie-Louise ou le berceau du Roi de Rome ne pouvaient être chantés qu'en style de Stac(^ ou de Claudien.
Avant de quitter le genre dramatique, il faut au moins meidionner une curieuse comédie de Lemercier : Phiiilc un lu Comédie lalinc '-. — et ctda pour la même raison : la pièce ne trouva pas d'imitateurs, mais elle attesta, comme tant d'autres œuvres du même temps, l'idée bien arrêtée chez les plus distingués d'entre 1rs littérateurs d'alors, de renouveler les genres par une imitation i)lus savante de l'antique.
Si nous (lesc(Mid()ns aux |)elils genres, à ce qu'on appelait alors la « poésie fugitive », — nous tombons dans une rimaillerie mythologiciue d'une fécondité efTrayanle. Le Directoire rejoint la Régence pour le