‹ La fin du classicisme et le retour a l'antiqueChapitre 203 sur 250 · I.Cf. Vaultiier, op. cit., p. 2:f · texte numérisé non relu

I.Cf. Vaultiier, op. cit., p. 2:f

2. Voir, pour l'analyse de la pièce, Vanillier, op. cil., p. 113.

goût des petits vers, et la mythologie n eu ses muscadins. C'est, par exemple, Dorat-Cubièrcs qui versifie le calendi-ier ivpublieain :

Geriuiiial me vena caresser ma Lisclle, Floréal, de Ijouquels orner sa collerelle, Prairial, la mener sur de riants gazons, Messidor, avec elle achever mes moissons, Thermidor, près des oaiix dclaclier sa ceinture, Fructidor, lui servir la pêche la plus mûre, YIN DE MIAIRE i, enivrer ses esprits amoureux, Brumaire, sous un voile abriter ses cheveux. Frimaire, au coin du feu la proclamer Vestale, Nivôse, à sa lilancheur offrir une rivale. Pluviôse, pour elle alFroiiter les torn-nts. Et Ventôse, braver les sombres ouragans.

Lemcrcier, avec ses Quatre Métamorphoses (1700), paie son ti-ihul à la mode et dans un sujet extrêmement lirencleux. il renconlre piMit-èlre les plus beaux vers qu'il ait écrits-. Le « citoyen Gail » traduit Anacréon, Tissot retraduit les Baisers de Jean Second, déjà traduits par Dorât. Mais le plus célèbre et le plus lu de tous est Evariste Parny, l'auteur de la Guerre des Dieux. 11 avait débuté sous l'ancien régime par des Chansons madécasses. traduites en fran(;ais (toujours la li-aduction!), et des Poésies érûtiffus (1778). 11 continue par ses Déguisements de Vénus, « tableaux imités des Grecs » (1805), et par le Voijagi: de Céline (1808l. Sous renq)ire, il entre décidément dans la gloire. 11 passe pour \c premier de nos élégiaqnes et il est entendu qu'il est « le TibuUe français ». A sa mort. Lamartine le pleure dans une élégie lue à l'Académie de Màcon ^, après l'avcjir copieusement imité dans d(> nombreuses pièces de jeunesse.

Une telle réputation est une énigme pour nous. Ces

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