Voir ce qu'il en dit dans la Préface des Martyrs
5. Cf. Boissonnade, op. cit. (notice liislorii|nc de Colineamp), p. 66.
35i FIN DU CLASSICISME ET RETOUR A LANTIQUE.
réussi : il n'a pas réussi, parce qu'il a été dominé constamment par la raison el la Iradilion classi(iues.
Nous mettons ii part sa llièsc sur la supériorité de la poésie chrétienne (jui, dans le Génie du Christianisme, l'avait déjà empêché de comprendre certains côtés de Tûme et du génie antiques. Ce qu'il y a de plus grave, c"est qu'il conqjrend la mythologie païenne comme Boileau. 11 en est toujours aux « aimables fictions de VArt poétique » : « 0 riante divinité delà Fable, toi qui n'as pu faire du malheur même et de la mort une chose sérieuse, viens, Muse des mensonges, viens lutter avec la Muse di's vérités ' ». La grande idée panthéistique de la mythologie grecque lui échappe. Il n'y croit même pas comme André Chénier, avec une foi et une imagination d'artiste. Ses dieux sont des divinités d'opéra. Il représente queUpie part Satan essa\-ant de i-animor les vieux cultes niorls : « Il porte l'étincelle fatale dans les temples, rallume les feux éteints sur les autels des idoles : aussitôt Pallas remue sa lance, Hacchus agite son thyrse, Apollon tend son arc, l'Amour secoue son llambcau ; les vieux Pénates d'Knée prononcent des paroles mystérieuses et les Dieux d'îlion prophétisent au ('-apitoie "-. » C'est exactement ce quil a fait.
Notons ((ue celle conception étroite et toute classi(pie du paganisme a déteint sur sa mythologie chrétienne : on peut même dire (|ue celle-ci est, chez lui, très inférieure à l'autre et ((u'elle est souvent ridicule '. L'odieuse statuaire religieuse d aujourdiuii est soi'tie toute vive ties Martyrs.