‹ La fin du classicisme et le retour a l'antiqueChapitre 21 sur 250 · Cf. Correspondance ilc Lamarline, I · texte numérisé non relu

Cf. Correspondance ilc Lamarline, I

no l"I> DU CLASSICISME ET HETOUR A L'ANTIQUE.

Les anciens restent ainsi les i>-i'ands modèles : d'abord on garde leur mythologie, puisqu'il est entendu que le christianisme n'est qu'une « triste et plate métaphysique' », à laquelle ni peintre ni poètes, ni sculpteurs n'ont rien à demander. \'oltaire. à Timpiélé près, délend la mythologie comme lioileau :

Molle/ la Fleur des Saints à côlé d'un Homère :

H iiicnl. mais eu gi-and homme; il meut, mais il sait plaire;

Sotlemenl, vous avez menti:

Par lui, respi'it humain s'éclaire; El si l'on vous croyait, il sérail aliruli. On chérira toujours les erreurs de la (irècc,

Toujours Ovide charmera.

Si nos peuples nouveaux sont chrétii'us à la messe,

Ils sont païens à l'Opéra-.

Il aura beau vanter ailleurs les allégories à la Lucain ^, comme plus philosophiques et plus dignes d'un peuple éclairé, ce paganisme littéraire se maintiendra jusqu'à la fin de l'ancien régime et au delà. Le langage de la Fable, c'est comme la langue maternelle de quiconque est passé par le collège. Lt même, plus on avancera ^ ers le romantisme, plus l'abus en sera choquant, au point que Lamartine considérera comme un de ses titres à l'originalité *, d'avoir décidément rompu avec l'olympe classique. Mais celte façon de considérer la mythologie antique comme un mensonge aimable est encore quelque chose de bien superficiel. Beaucoup déjà y voient tout autre chose et peut-être que les travaux de quelques membres de l'Académie des Insi'riptions avaient contribué dans une certaine mesure à en éhirtrir le sens •. Il est évi-

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