‹ La fin du classicisme et le retour a l'antiqueChapitre 22 sur 250 · Apolof/ie de lu fahle · texte numérisé non relu

Apolof/ie de lu fahle

',). Voir Discours sur le poème épique.

i. l'rcface des Méilitations, p. u édit. Lemerre).

.'i. Voir notre cliap. ii, p. 51.

LA RENAISSANCE HE L IDEE l'AÏEXNE. 37

tlfiil ((lie Hoiu'lier et (".lirnicr t'ii ouf mit' idée aiilreiiienl srrieuso que Vollaiiv et siirloul (iiriui Dorât ou un (ientil-Iicrnard. DiihM'ol. tout le ])remier — si iiilclligeiil et si inodiM'iie, — avait (it'-jà entrevu dans les mythes grecs la gloi'ilication des l'orces naturelles et de la beauté plastique. 11 en a parlé en artiste et en poète, avec une divination qui dépassait singulièrement son siècle et le goût français en général '.

Mais on demande davantage aux anciens : on sent que depuis longtemps — avec ravènement des petits genres et de la littérature facile — la forme s'est abâtardie et qu'en somme on a perdu le grand style avec les grands sujets. On va donc procéder comme au temps de la Renaissance, rapprendre son métier d'écrivain par le rudiment — par la traduction et Tétude minutieuse du style antique : « Xotre langue, accusée d'un peu de recherche et d'afféterie — disait l'abbé Delille. —avait besoin d'être retrempée dans la niàle simplicité des poètes anciens. La traduction des grands modèles de l'antiquité est pour la poésie, permettez-moi cette comparaison, ce que sont ces cuves fameuses d'Allemagne où le vin nouveau versé tous les ans sur les vendanges précédentes enq)runte il'elles sa force et sa maturité-. «Ceci n'a l'air de rien, mais il suffit de songer à l'importance des questions de forme en art, pour comprendre toute la portée de ce passage : n'a-t-on pas défini le romantisme, une révolution du vocal)ulaire? La chose est surtout frapl)ante dans les arls plastiques; toute l'originalité de Vien consistera à dessiner correctement d'après l'antique, en d'autres termes à rapprendre la grammaire du dessin, au lieu de continuer à « casser des jambes

1. En |i.irliculier dans VEssai .sur la peinture, X, p. 4'tfl et siiiv.

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