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Poésies de Millevoye : Le premier baron chrétien, p

362 FIN DU CLASSICISME ET HETOUH A LANTIQUIi:.

Le iiirinc .Millcvoyo compose un CJinrlrmaiinc à Pavic, Lucien Bonaparte un ('harlemai/nc ou VÉtilise sauvée, 0 ])oènies en wiv elianls ». \"nn(lerl)Ouri>" avait lait mieux : il avail donn»' une idée (I(> la lanyiie tlu moyen Age dans son pastiche si ingénieux et si savant des Poésiet; Je Clotilde de Sunille '. Mais le grand spécialiste dans le genre troultadour, ce fut Crenzé de Lesser, avec ses Chevaliers de la Table-Ronde, et son Amadis des Gaules.

La Gaule ■poétique (18t:{) de jMarcliangy ne l'ait ({u'attester cet engouement en faveur de la chevalerie. « Notre but, disait-il, est d'extraire enfin du moyen âge, comme d'une mine féconde et trop peu connue, des trésors qu'apprécieront également le poète, l'annaliste, le législateur, l'archéologue -. » En même temps il indiquait des sujets de poèmes nationaux, Clovis, par exemple. Lamartine ^ qui avait lu Marchangy, écouta le conseil et se mit à rimer une épopée sur « le fondateur de la monarchie française ».

D'autre part, on commençait à se prendre d'une belle passion pour l'art gothique. On n'avait pas attendu pour cela les pages de Chateaubriand dans son Génie du Christianisme : c'était un goût qui, comme celui de la chevalerie, remontait au xvm" siècle, au temps où l'on copiait les jardins anglais avec leurs ruines, manoirs, donjons on abbayes. Sous le Directoire, les romans d'Anne nadclilïe avaient entretenu cette mode, et voici maintenant (pie Lenoir, au musée des Petits-Anguslins, préparait les premières données de l'archéologie du moyen âge en rassendilant tous les tiéljris (jui avaient échappé au vandalisnu' révolntion-

1. Poésies (le Marf/iieri/e-Éléoiiore CluLHilc de. Vdllon-Chati/s, (le/mis M""' de Sunille, poète français du XV* siècle, publiées jiar Cil. Vamicrbonrg. Paris, an XI (lt<03)

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