‹ La fin du classicisme et le retour a l'antiqueChapitre 224 sur 250 · Cité par Demogeot, Histoire de la liUérature française · texte numérisé non relu

Cité par Demogeot, Histoire de la liUérature française

et innové dans la strophe: il a (Hé cl il est harmoniste ri airhitecto en poésie ' ». — Dans ses Œuvres choisies de Honsiird. qni sont de la même é[)oque et qni firent suite an volume où il avait réuni ses articles, il rapprochait le nom de (^hénier de relui de Lamartine et de V. Hugo et send)lait confondre leurs i)roeédés. Enfin. Tannée suivante (1820). non seulement il imitait sa versification dans les poésies de Joseph Dclorme, mais dans les Pensées il donnait expressément les romantiques comme les successeurs d'André Chénier *.

Pourtant il est à remarquer que les chefs de la nouvelle école étaient loin de partager cette admiration : Lamartine — Sainte-Beuve le reconnaît lui-même — n'aimait pas André Chénier ^. A propos d'une de ses pièces, qui semblerait pourtant en être imitée, la Fille du pMieur, il a soin de nous avei'lir en note qu'il ne doit i-ien à l'auteur de l'Aveugle : « On y retrouvera, dil-il, à travers les réminiscences grecques de Théocrite et d'Anacréon, quelque pressentiment d'André Chénier ». Et il affirme que la pièce a été composée en Italie, lors de son premier séjour à Ischia *. Hugo — nous l'avons vu — jugeait assez sévèrement Chénier dans un de ses articles de début et d'ailleurs il n'admet aucune innovation prosodique avant sa liaison avec Sainte-Beuve " (fin de 1827). Vigny, tout en consacrant dans Stello la légende d'André, attribue à ses Poèmes antiques une date antérieure à l'édition de Latouche, — La Dryade, 181"), — S!/m>'lha, 1817, — le Bain d'une dame romaine, 1817. — Seul la Somnambule est

1. Cf. Tableau de la poésie française au XVI' siècle, p. 387.

2. Poésies cotnpliHes, do Sainte-Iknive; Pensées, de Josepli Delormc [passim).

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