‹ La fin du classicisme et le retour a l'antiqueChapitre 225 sur 250 · Cf. Biré, op. cit.. p · texte numérisé non relu

Cf. Biré, op. cit.. p

(latr do 1810. Il (Irclare dans sa prélare de 1837 : « Ces ])oèines porttMit rliaciiii leur date. Ccito date peut ètro à la lois un titre pour tous et une excuse pour plusieurs; car, dans cette route d'innovations, Tauteur se mit en marche bien jeune, mais le premier ».

Qu'y a-t-il de vrai dans tout cela? Le seul Sainte Beuve aurait-il inventé cette descendance d'André Chénier et l'aurait-il maintenue plus tard i, afin d'être désagréable aux chefs du romantisme avec qui il s'était brouillé? C-eux-ci, par amour-propre, auraient-ils tenu h garder le silence sur les services qu'ils en avaient reçus?

Pour ce qui est de Lamartine, il est incontestable que l'inlluence de Chénier est très difficile à reconnaître dans ses premiers vers. D'abord, dans sa correspondance de 1819, il n'en parle pas, tout plongé qu'il est dans son Clovis et dans son Saiil, — deux poèmes aussi éloignés cjue possible du style et de l'inspiration antiquisante de Chénier. Et, dans le premier recueil des MéditatioH<i, il n'y a pas une pièce C{ui puisse autoriser seulement à soupçonner qu'il l'ait lu. Les Nouvelles Méditations apportent, il est vrai, une élégie antique, intitulée Sapho , mais le commentaire de Lamartine la fait remonter jusqu'à 1810 '-. D'autre part, on n'y trouve aucun des procédés chers à l'auteur de Vhïvention et préconisés par Sainte-Beuve; tout an plus le refrain :

Chantez, chantez un hymne, ô vierpres de Lesbos... Pleurez, pleurez ma honte, ô vierges de Lesbos...

1. Encore en 18li. dans VÉ pitre à M. Villemain, il rattachait à André Ciiénier. Lamartine, Hugo et Vigny. — Théophile Gautier, suivant la première tradition romantique, rattache, lui aussi, l'école moderne à André Chénier (cf. Rapport sur les prof/rils de la poésie depuis 1830).

Page 1